Investissement immobilier : les grandes villes sont-elles encore un choix judicieux ?

Le 02 juillet 2021

Les taux d’intérêt toujours aussi bas et le ralentissement de la hausse des prix dans l’immobilier incitent plus que jamais les Français à vouloir investir dans la pierre. Si le choix de la zone géographique est garant d’un rendement élevé, la crise sanitaire est passée par là. Faut-il encore investir dans les grandes villes aujourd’hui ?

La qualité de vie : un critère fondamental

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Après une hausse des prix continue dans les grandes villes depuis 10 ans, ce sont celles où les prix sont les plus contenus désormais (entre +1,8 % à Paris et +2,6 % dans les autres, contre 5,2 % en moyenne en 2019). Un signe encourageant pour les investisseurs. Mais avec la crise sanitaire, les confinements et le télétravail imposé, les salariés sont de plus en plus attirés par les villes moyennes. Parmi leurs critères de choix : une qualité de vie élevée, des liaisons rapides avec les grandes métropoles, une économie dynamique. A priori donc, un investissement immobilier y semble judicieux.

Si l’on en croit le site SeLoger, les villes moyennes les plus attractives en 2021 pour un investissement locatif seraient ainsi Limoges, Perpignan, Saint-Étienne, Mulhouse, Nîmes, Le Havre, Le Mans, Besançon et Caen. Certains seraient tentés d’investir dans leur propre ville ou commune pour des raisons de commodités. Il faudra dans ce cas rester vigilant à son dynamisme économique. À défaut, le risque de vacance locative sera élevé et la rentabilité bien moindre. Les études montrent également que la durée de vacance y est plus longue.

Les grandes villes : une valeur sûre




Les grands bassins d’emploi où se concentrent de fortes populations fiabilisent l’investissement immobilier. Il sera aussi bien plus rentable. De ce point de vue, Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux restent en tête des villes où investir en 2021, la présence importante d’étudiants garantissant des locations régulières.

Toutefois, même dans les grandes villes, l’emplacement est stratégique. L’investisseur doit privilégier les quartiers dynamiques et très bien desservis où se concentrent les jeunes actifs et les étudiants. Le cadre de vie avec la présence de bars, de restaurants, de commerces est un paramètre essentiel. À Paris où le prix du m² est toujours très élevé (plus de 10 400 €), n’investit pas qui veut dans les quartiers prisés. Mieux vaut donc s’intéresser à des arrondissements un peu moins chers, comme le 20ème par exemple où vont se loger de plus en plus d’étudiants, ou même à la banlieue. Massy par exemple est un bon marché de report. La ville est en effet en devenir avec ses projets de stations du Grand Paris Express. Et elle attire déjà nombre d’étudiants.

D’autres grandes villes comme Toulouse, Lille, Strasbourg, Nantes ont toujours de nombreux atouts pour réaliser un investissement immobilier : le prix du m² oscille entre 3 et 4 000 €, le rendement brut annuel y est de 5 % en moyenne, leur situation géographique est stratégique, leur bassin d’emploi dynamique. Et surtout, elles offrent une qualité de vie de plus en plus recherchée par les familles.

Source des images : Freepik 

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Clemence Tanguy

Clémence Tanguy

Responsable Editoriale - Café du Patrimoine - Site internet - Twitter

Après des études littéraires et une double formation en communication à la Sorbonne et au CELSA, Clémence Tanguy a travaillé à la SNCF et au Conseil Général des Hauts-de-Seine avant d’intégrer l’équipe de Café de la Bourse en 2015.

Elle est en charge des sujets relatifs à l’actualité macro-économique, aux crypto-monnaies, aux produits financiers, aux finances personnelles et à l’investissement en général, avec une approche pédagogique et pragmatique.

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