Quel est le meilleur placement pour un enfant ?

Le 12 octobre 2021

meilleurs-placements-enfants

Vous possédez des placements pour vous-même, mais avez-vous pensé à vos enfants ? Retrouvez dans cet article les raisons de vouloir aider financièrement ses enfants, la fiscalité en vigueur à prendre en compte, les modalités de versement à connaître ainsi que les différents placements à envisager pour donner de l’argent à son enfant.

Café de la Bourse vous présente dans sa vidéo et cet article les solutions d’épargne pour les enfants selon leur âge. Retrouvez tous nos conseils en matière de livrets bancaires, PEL, assurance-vie, Bourse et immobilier pour les jeunes enfants jusqu’aux jeunes actifs.

Pourquoi donner de l’argent à ses enfants ?

Les parents donnent très souvent de l’argent à leurs enfants, souvent très jeunes avec l’argent de poche qui sert à financer ses petits achats plaisirs du quotidien. D’un montant généralement peu important, il est versé en liquide pour les plus jeunes puis par virement sur le livret jeune de l’enfant ou son compte courant lorsqu’il a grandi.

Dans un second temps, les parents peuvent financer les études de leur enfant, en réglant eux-mêmes les frais de scolarité de l’université ou de l’école dans laquelle l’enfant est inscrit, mais aussi en payant le loyer de la chambre étudiante et en versant tous les mois de l’argent à leur enfant pour que celui-ci puisse subvenir à ses besoins le temps de ses études. Le montant, relativement important, servira à régler les dépenses de nourriture, santé, vêtement, matériel et livres, loisirs, etc.

Enfin, les parents peuvent aussi décider de donner de l’argent à leur enfant pour lui donner un coup de pouce au moment d’entrer dans la vie active et ainsi lui payer une voiture par exemple, ou bien encore lui donner une somme d’argent qui lui servira d’apport pour acheter sa résidence principale, etc.

Comment donner de l’argent à ses enfants ?

comment-donner-argent-enfants

À quelle fréquence donner de l’argent à un mineur ? Versements programmés et dons occasionnels

Il est possible, selon le projet à financer, de donner de l’argent à ses enfants régulièrement, tous les mois ou tous les ans par exemple, en mettant par exemple en place des versements programmés vers un compte épargne ou un placement. Mais il est également possible de donner de l’argent à ses enfants de manière exceptionnelle, voire en une fois, après un héritage par exemple.

Quelle fiscalité lorsque l’on donne de l’argent à ses enfants ? Abattement et taux en vigueur

Attention dès lors que vous donnez de l’argent à vos enfants à bien tenir compte des impératifs déclaratifs afin d’être en règle avec l’administration fiscale. Si les présents d’usage n’ont pas à être déclarés (ils doivent être en adéquation avec les revenus et le patrimoine du donateur), en revanche, les sommes importantes considérées comme des donations sont à déclarer via le formulaire n°2735 Déclaration de dons manuels et de sommes d’argent. Les droits de donation sont variables selon le montant donné et le lien de parenté qui existe entre le donateur et le donataire. Ainsi, lorsqu’un parent donne de l’argent à son enfant, un abattement de 100 000 euros tous les 15 ans existe. Si l’enfant possède ses deux parents, ceux-ci peuvent donc lui verser 200 000 euros, renouvelable tous les 15 ans, sans taxation. Cet abattement est cumulable avec l’abattement de 31 865 € accordé tous les 15 ans pour les dons d’argent. Attention tout de même, il est possible de profiter de ces abattements à deux conditions : que le donateur ait moins de 80 ans et que le  bénéficiaire soit majeur.

Si vous donnez à votre enfant des sommes peu importantes mais très régulièrement, il sera sans doute avantageux financièrement d’opter pour la qualification en pension alimentaire. Pour cela, votre enfant doit cependant être détaché du foyer fiscal. Cette aide, destinée à aider son enfant à assumer ses dépenses courantes, est déductible des revenus imposables dans la limite de 5 947 euros par enfant majeur ou de 11 894 euros par enfant majeur chargé de famille. Elle peut être versée en plusieurs fois ou en une seule. Pour bénéficier de cet avantage fiscal, vous devrez faire figurer sur votre déclaration de l’impôt sur le revenu le montant des sommes versées.

Quelles modalités pour donner de l’argent à son enfant ? Souscrire un placement à son nom ou opter pour une donation

Pour donner de l’argent à votre enfant, vous pouvez bien sûr lui donner un chèque ou lui faire un virement sur son compte bancaire. Si votre enfant est mineur, à vous ensuite, depuis son compte de rediriger cette somme d’argent vers le support d’épargne ouvert à son nom de votre choix (assurance-vie, livret, autre). À partir de ses 18 ans, vous pourrez toujours lui donner de l’argent via un virement sur son compte bancaire, ce sera à lui ensuite de rediriger la somme vers le placement de son choix.

À noter : les banques acceptent de moins en moins que les parents versent directement des sous sur le compte épargne ou l’assurance-vie de leur enfant. En effet, il est interdit d’effectuer un virement vers un compte épargne ou une assurance-vie dont on n’est pas le titulaire et ce depuis 1969 ! Le Comité consultatif du crédit financier a cependant très récemment rappelé les établissements financiers à l’ordre et si la pratique était largement répandue jusqu’il y a peu de temps encore, elle a tendance aujourd’hui à disparaître.

Il existe des placements qui ne peuvent être ouverts au nom de l’enfant. Mais vous pouvez tout à fait ouvrir un placement à votre nom et soit lui donner de votre vivant lorsqu’il est majeur, soit vous assurer qu’il revienne à votre enfant au moment de votre décès.

Epargner : comment préparer l’avenir des enfants selon leur âge ?

Livret épargne : simple et liquide, à privilégier pour les dépenses court-terme de vos enfants

Les livrets réglementés constituent bien souvent le premier placement ouvert pour un enfant puisqu’ils sont destinés aux jeunes et enfants de tous âges. Le Livret A, malgré un rendement très faible – le taux s’élève actuellement à 0,5 % – est un outil d’épargne sans risque, simple et liquide, donc pratique d’abord pour les parents qui l’alimentent, ensuite pour les jeunes qui commencent à se préoccuper d’argent. Avec un plafond de 22 950 euros, il doit permettre à l’enfant de réaliser ses premiers achats d’importance : scooter, aménagement d’un appartement, petite voiture, etc.

Le Livret Jeune, s’il est réservé aux 12-25 ans, présente un rendement supérieur – jusqu’à 2,5 % – et pour cette raison doit être préféré au Livret A pour les jeunes adolescents. Son inconvénient majeur : un plafond de 1 600 € ! Le Livret Jeune doit donc être vu davantage comme un moyen de tester l’aptitude d’un enfant à gérer ses premières économies – carte de retrait possible – que comme un outil d’épargne à proprement parler.

Les livrets bancaires, destinés aux enfants de tous âges, sont également légion au sein des réseaux bancaires. Côté rémunération, les taux peuvent monter jusqu’à 2 % mais sur quelques mois dans le cadre d’offres boostées et redescendre jusqu’à moins d’1 % . En outre, ils ne bénéficient pas des mêmes exonérations fiscales : les intérêts sont soumis à l’impôt et aux prélèvements sociaux. Leur intérêt est donc plutôt court terme.
Distingo PSA Banque

PEL : épargne et prêt immobilier, un placement sur le déclin à éviter pour un mineur

Le PEL ou Plan Epargne Logement est souvent vu comme une alternative avantageuse aux livrets étant donné son plafond élevé et son rendement. Attention tout de même, avec les dernières modifications des caractéristiques de cette enveloppe, le PEL n’est plus aussi attractif qu’auparavant. En effet, le PEL a un taux de 1 % brut depuis le 1er août 2016, fixé pour la durée de vie normale du PEL, à savoir 10 ans. Notez tout de même qu’il permet de placer une somme nettement plus importante que celle qui peut être détenue sur un livret A avec un plafond de 61 200 €. Enfin, la détention d’un PEL parvenu à échéance assure à son propriétaire des droits préférentiels à l’emprunt immobilier.

Cependant, dans le contexte de taux bas actuel, le taux actuellement en vigueur et fixé à la souscription qui permet d’emprunter 3 ans plus tard un maximum de 92 000€ à 2,20 % d’intérêt est loin d’être attractif ! De plus, l’ouverture d’un PEL s’accompagne de contraintes plus fortes à la fois pour celui qui l’alimente et pour celui qui en bénéficie. Une somme de 225 € est nécessaire à son ouverture, puis de 540 € par année (rythme de versement au choix), sous peine de clôture définitive.

Notez que les PEL ouverts depuis le 1er janvier 2018 n’ouvrent plus droit au versement de la prime d’État qui pouvait aller jusqu’à 1 525 euros à condition de remplir certaines conditions comme la souscription d’un crédit immobilier supérieur à 5 000€ par exemple.

Enfin, depuis le 1er janvier 2018, les détenteurs d’un PEL verront leurs gains fiscalisés et ils devront porter le montant des intérêts sur la déclaration d’impôt sur le revenu. Ils pourront alors choisir de s’acquitter de la Flat Tax, ce prélèvement forfaitaire unique qui regroupe imposition sur le revenu à un taux de 12,80 % et prélèvements sociaux à un taux de 17,2 %, ou bien opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

En outre, l’argent est bloqué pour une durée de 4 ans. Si vous effectuez un retrait avant, le PEL est clôturé et les droits en matière de crédit sont mis en question. En cas de retrait avant les 2 ans de détention du plan, les intérêts seront recalculés au taux du CEL en vigueur à la date de clôture. En cas de retrait entre 2 et 4 ans, vous garderez le bénéfice du taux de rémunération du PEL.

Le PEL, autrefois très intéressant, a vu son taux d’intérêt baisser considérablement et ne dispose même plus d‘avantages fiscaux depuis 2018. Autant dire que l’intérêt de ce placement s’en trouve très amoindrie et on lui préférera, si on est à la recherche d’un placement à capital garanti relativement rémunérateur permettant d’abriter des sommes importantes, le fonds euros de l’assurance-vie.

Assurance vie : le placement incontournable pour donner de l’argent à son enfant

banniere evolution vie assuranceviecom
Souvent en tête du classement des outils d’épargne, l’assurance-vie se distingue aussi pour ce qui concerne les placements dédiés aux enfants.

Deux choix s’offrent à vous :

1. L’ouverture d’une assurance-vie au nom de l’enfant, qu’il vous appartient de gérer jusqu’à sa majorité. Il est toujours avantageux d’ouvrir rapidement une assurance-vie pour son enfant, ne serait-ce que pour prendre date. En effet, la fiscalité de l’assurance-vie est toujours attractive au-delà de 8 ans de détention avec une taxation à 24,7 % en cas de rachat (sauf pour des contrats dont les encours sont, pour une même personne, supérieurs à 150 000 euros et qui sont taxés à 30 %). Il est donc préférable de souscrire le contrat avant que l’enfant ait 10 ans, ce qui lui permettra d’en profiter à sa majorité avec une fiscalité adoucie. Il bénéficiera en outre d’une exonération de 4 600 euros chaque année sur les plus-values en cas de rachats tant qu’il est célibataire (exonération portée à 9 200 euros pour les couples).

Attention ! Si l’enfant a moins de 12 ans, les deux parents devront donner leur accord pour la souscription du contrat. Si l’enfant a plus de 12 ans, son consentement est requis.

Il sera aussi important que votre enfant mette à jour la clause bénéficiaire de son contrat d’assurance-vie lorsqu’il atteindra la majorité.

2. L’ouverture d’un contrat à votre nom, dont vous désignez l’enfant comme bénéficiaire. La démarche se révèle très différente car ici, au lieu de prévoir une somme d’argent pour aider vos enfants à démarrer dans la vie, vous choisissez de leur transmettre un capital en cas de décès, donc potentiellement beaucoup plus tard. En cas de patrimoine conséquent, ce choix peut s’avérer fiscalement avantageux grâce au plafond de transmission de 152 000 € exonérés de droits de succession (si vous avez moins de 70 ans).

Pour ce qui concerne les sommes à verser, vous n’êtes tenu qu’à un minimum de versement à l’ouverture du contrat qui varie en fonction de l’assureur (de l’ordre d’une centaine d’euros). Puis vous pouvez, au choix, effectuer des versements ponctuels ou programmés, selon des seuils variables d’une offre à l’autre. Le rendement du fonds euro s’élève à un peu moins de 2 % actuellement, donc n’hésitez pas à opter pour le multi-supports, dont le choix d’unités de compte vous permettra de diversifier vos sources de performance et de risque. D’autant que vos enfants ont l’avantage d’avoir du temps devant eux ce qui permet de prendre (un peu) du risque.

Enfin, privilégiez un contrat dont la gestion peut aisément s’assurer sur Internet. Les jeunes générations n’étant guère friandes de paperasse, elles apprécieront cette commodité. Bourse Direct et Fortuneo, par exemple, proposent des contrats d’assurance-vie accessibles aux enfants.

Pour les jeunes actifs, l’ouverture d’un contrat d’assurance-vie est aussi un moyen pertinent de se constituer une épargne.

Découvrir aussi notre guide Comment investir dans l’assurance vie ?

Investir en Bourse pour son enfant via un compte-titres ou un PEA

banniere Bourse DERIGO
Pour profiter de la très bonne performance des actions sur le long terme, il peut être intéressant de souscrire un placement en ce sens pour son enfant le plus tôt possible afin de lui faire bénéficier du rendement attractif des actions sur le long terme, encore boosté par la magie des intérêts capitalisés. Vous pourrez alors soit ouvrir un compte titres à votre nom pour ensuite procéder à une donation à la majorité de l’enfant ou plus tard, ou bien même l’ouvrir au nom de votre enfant, même s’il est mineur.

En revanche, le PEA doit obligatoirement être souscrit par un majeur et un foyer fiscal ne peut en comporter que deux. Il sera donc difficile dans ces conditions d’en ouvrir un pour votre enfant. Vous pouvez toutefois procéder à des donations d’actions depuis votre propre PEA. Pensez aussi au PEA jeune, une enveloppe qui comporte les mêmes avantages fiscaux que le PEA classique, destinée aux jeunes de 18 à 25 ans qui sont encore rattachés au foyer fiscal de leurs parents et comporte un plafond de 20 000 euros. De quoi faire ses premières armes en Bourse et mettre un pied sur les marchés actions !

Consulter également notre dossier Quel est le meilleur placement pour votre argent ?

Acheter un bien immobilier à son enfant, en totalité, usufruit ou nu-propriété




Le temps des études peut aussi être le moment où vous achèterez un logement à votre enfant parti faire ses études loin du domicile familial. L’immobilier fait alors son entrée dans les placements à aborder.

L’acquisition d’un bien immobilier pour son enfant peut s’avérer pertinente dans de nombreuses situations :

  • Vous achetez l’appartement au nom de l’enfant et placez les revenus locatifs sur un compte spécialement prévu à cet effet : c’est la solution la plus généreuse pour votre enfant qui pourra non seulement récupérer la propriété de l’appartement à sa majorité, mais aussi les revenus qu’il a engendrés depuis son acquisition. Vous pouvez également utiliser ces revenus pour les dépenses liées à la gestion du bien, mais avez la responsabilité, jusqu’aux 16 ans de l’enfant, de gérer ses avoirs en bon père de famille.
  • Vous achetez le nue propriété de l’appartement au nom de l’enfant, et l’usufruit temporaire ou viager – les recettes locatives ou l’usage du bien en l’occurrence – va au propriétaire vendeur.
  • Vous pouvez aussi acheter le bien immobilier et réaliser un démembrement, c’est-à-dire que l’usufruit et la nue propriété sont distinctes. Il existe dans ce cas plusieurs montages. Choisissez l’option qui vous est la plus profitable en fonction de vos besoins et objectifs. Ce type de placement peut être délicat à choisir et mettre en place. Un conseiller en gestion de patrimoine pourra alors vous aider à opter pour la solution la plus adaptée à votre situation personnelle.

Dans les cas ci-dessus, les acquisitions immobilières à destination des enfants sont assimilées à des donations. À ce titre, elles doivent être déclarées, mais entrent dans le plafond des donations exonérées de droits de succession – 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans. Vous pouvez également assortir la donation de conditions afin d’éviter que l’enfant n’abuse de votre générosité.

  • Vous achetez l’appartement à votre nom et vous arrangez pour que votre enfant puisse l’occuper gratuitement au moment où il en a besoin. Il héritera du bien, seul ou avec la fratrie, lors de la succession.

SCPI : un placement immobilier qui permet à son enfant de toucher des revenus complémentaires




Il est aussi possible d’investir dans l’immobilier avec une SCPI afin notamment d’avoir des tickets d’entrée moindres et de diversifier ses avoirs. Mais votre enfant ne pourra pas occuper le bien puisque vous n’êtes pas propriétaire d’un bien mais d’une fraction d’un parc immobilier. Cette caractéristique recouvre cependant de nombreux avantages : diversification, diminution du risque, absence de soucis de gestion, etc.

Il est possible de souscrire des parts des SCPI au nom de votre enfant afin que ce dernier perçoive les revenus du loyer, ce qui peut lui permettre de subvenir à ses besoins pendant ses études ou bien lui permettre de se constituer un apport en vue d’acheter sa résidence principale  lorsqu’il sera un peu plus âgé.

Toutes nos informations sont, par nature, génériques. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle et ne constituent en aucune façon des recommandations personnalisées en vue de la réalisation de transactions et ne peuvent être assimilées à une prestation de conseil en investissement financier, ni à une incitation quelconque à acheter ou vendre des instruments financiers. Le lecteur est seul responsable de l’utilisation de l’information fournie, sans qu’aucun recours contre la société éditrice de Cafedelabourse.com ne soit possible. La responsabilité de la société éditrice de Cafedelabourse.com ne pourra en aucun cas être engagée en cas d’erreur, d’omission ou d’investissement inopportun.

Clemence Tanguy

Clémence Tanguy

Responsable Editoriale - Café du Patrimoine - Site internet - Twitter

Après des études littéraires et une double formation en communication à la Sorbonne et au CELSA, Clémence Tanguy a travaillé à la SNCF et au Conseil Général des Hauts-de-Seine avant d’intégrer l’équipe de Café de la Bourse en 2015.

Elle est en charge des sujets relatifs à l’actualité macro-économique, aux crypto-monnaies, aux produits financiers, aux finances personnelles et à l’investissement en général, avec une approche pédagogique et pragmatique.

#

Derniers Dossiers


Placements qui-a-interet-souscrire-PER-a-fin-2021
Immobilier metiers-immobilier-a-decouvrir
Impôts
Assurance vie assurance vie fonds euros a privilegier