Les meilleurs placements pour vos enfants

Le 15 mai 2016

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Vous possédez des placements pour vous-même, mais avez-vous pensé à vos enfants ? Si vous souhaitez préparer l’avenir de votre enfant et l’aider à plus tard financer ses études ou son premier achat immobilier, il existe de très nombreux placements qui peuvent assurer cette fonction. Café de la Bourse vous présente dans sa vidéo et cet article les solutions d’épargne pour les enfants selon leur âge. Retrouvez tous nos conseils en matière de livrets bancaires, PEL, assurance-vie et immobilier pour les jeunes enfants jusqu’aux jeunes actifs.

Bien épargner pour préparer l’avenir des enfants selon leur âge

Les livrets : simples et liquides

Les livrets réglementés constituent bien souvent le premier placement ouvert pour un enfant puisqu’ils sont destinés aux jeunes et enfants de tous âges. Le Livret A, malgré un rendement limité – le taux s’élève actuellement à 0,75 % – est un outil d’épargne sans risque, simple et liquide, donc pratique d’abord pour les parents qui l’alimentent, ensuite pour les jeunes qui commencent à se préoccuper d’argent. Avec un plafond de 22 950 euros, il doit permettre à l’enfant de réaliser ses premiers achats d’importance : scooter, aménagement d’un appartement, petite voiture, etc.

Le Livret Jeune, s’il est réservé aux 12-25 ans, présente un rendement supérieur – jusqu’à 3 % – et doit être préféré au Livret A pour les jeunes adolescents. Son inconvénient majeur : un plafond de 1 600 € ! Le Livret Jeune doit donc être vu davantage comme un moyen de tester l’aptitude d’un enfant à gérer ses premières économies – carte de retrait possible – que comme un outil d’épargne à proprement parler.

Les livrets bancaires, destinés aux enfants de tous âges, sont également légion au sein des réseaux bancaires. Côté rémunération, les taux peuvent monter jusqu’à 4% mais sur quelques mois dans le cadre d’offres boostées et redescendre jusqu’à moins d’1% . En outre, ils ne bénéficient pas des mêmes exonérations fiscales : les intérêts sont soumis à l’impôt et aux prélèvements sociaux. Leur intérêt est donc plutôt court terme.

Le PEL : la vitesse supérieure

Le PEL se situe un cran au-dessus des livrets. En effet, le PEL a un taux de 1,5% brut depuis le 1er février 2016, fixé pour la durée de vie normale du PEL, à savoir 10 ans.

De plus, il permet de placer une somme nettement plus importante avec un plafond de 61 200 €.

Enfin, la détention d’un PEL parvenu à échéance assure à son propriétaire des droits préférentiels à l’emprunt immobilier. Un taux est fixé à la souscription, aujourd’hui de 2,70 %. Au moment de la demande de crédit, au moins 3 ans plus tard, le détenteur du PEL pourra emprunter à ce taux un montant proportionnel à la somme placée sur le PEL. Si aujourd’hui, 2,70 % peut sembler un peu élevé dans un contexte de taux bas, il peut se révéler très avantageux dans quelques années en cas de remontée de ces derniers.

L’ouverture d’un PEL s’accompagne cependant de contraintes plus fortes à la fois pour celui qui l’alimente et pour celui qui en bénéficie. Une somme de 225 € est nécessaire à son ouverture, puis de 540 € par année (rythme de versement au choix), sous peine de clôture définitive. Autant instaurer un virement mensuel dès le départ.

En outre, l’argent est bloqué pour une durée de 4 ans. Si vous effectuez un retrait avant, le PEL est clôturé et les droits en matière de crédit sont mis en question.
Au-delà de dix années, durée de vie normale du PEL, la rémunération au taux initial est maintenue, sans que de nouveaux versements soient possibles. Au bout de 12 années, les intérêts ne sont plus exonérés d’impôt et au bout de 15, le PEL est automatiquement transformé en livret d’épargne classique.

Le PEL nécessite donc une étude sérieuse de l’offre avant signature – durée, droit au crédit – ainsi qu’un certain effort d’épargne et une surveillance rapprochée des différentes échéances. Au-delà de son étiquette “logement”, le PEL apporte une réponse efficace à différentes problématiques d’épargne.

L’ouverture d’un PEL est une option intéressante lorsque l’enfant est étudiant s’il n’en a pas ouvert un avant.

L’assurance-vie : l’incontournable

Souvent en tête du classement des outils d’épargne, l’assurance-vie se distingue aussi pour ce qui concerne les placements dédiés aux enfants.

Deux choix s’offrent à vous :

1.l’ouverture d’une assurance-vie au nom de l’enfant, qu’il vous appartient de gérer jusqu’à sa majorité. Compte-tenu de sa fiscalité attractive au-delà de 8 ans (lire notre ebook gratuit sur comment optimiser votre contrat d’assurance-vie), il est préférable de souscrire le contrat avant que l’enfant ait 10 ans, ce qui lui permettra d’en profiter à sa majorité avec une fiscalité plus douce : des prélèvements sociaux de 15,5 % et une exonération de 4 600 euros sur les plus-values chaque année pour un célibataire puis une taxation des gains à 7,5 % .

Attention néanmoins si l’enfant a moins de 12 ans : les deux parents devront donner leur accord pour la souscription du contrat. Si l’enfant a plus de 12 ans, son consentement est requis.

Il sera aussi important que votre enfant mette à jour la cause bénéficiaire de son contrat d’assurance-vie lorsqu’il atteindra la majorité.

2. l’ouverture d’un contrat à votre nom, dont vous désignez l’enfant comme bénéficiaire. La démarche se révèle très différente car ici, au lieu de prévoir une somme d’argent pour aider vos enfants à démarrer dans la vie, vous choisissez de leur transmettre un capital en cas de décès, donc potentiellement beaucoup plus tard. En cas de patrimoine conséquent, ce choix peut s’avérer fiscalement avantageux grâce au plafond de transmission de 152 000 € exonérés de droits de succession.

Pour ce qui concerne les sommes à verser, vous n’êtes tenu qu’à un minimum de versement à l’ouverture du contrat qui varie en fonction de l’assureur (de l’ordre d’une centaine d’euros). Puis vous pouvez, au choix, effectuer des versements ponctuels ou programmés, selon des seuils variables d’une offre à l’autre. Le rendement du fonds euro s’élève à environ 2 à 3 % actuellement, donc n’hésitez pas à opter pour le multi-supports, dont le choix d’unités de compte vous permettra de diversifier vos sources de performance et de risque. D’autant que vos enfants ont l’avantage d’avoir du temps devant eux ce qui permet de prendre (un peu) du risque.

Enfin, privilégiez un contrat dont la gestion peut aisément s’assurer sur Internet. Les jeunes générations n’étant guère friandes de paperasse, elles apprécieront cette commodité. Boursorama et Fortuneo, par exemple, proposent des contrats d’assurance-vie accessibles aux enfants.

Pour les jeunes actifs, l’ouverture d’un contrat d’assurance-vie est aussi un moyen pertinent de se constituer une épargne.

L’immobilier : un bien, de nombreuses possibilités

Le temps des études peut aussi être le moment où vous achèterez un logement à votre enfant parti faire ses études loin du domicile familial. L’immobilier fait alors son entrée dans les placements à aborder.

L’acquisition d’un bien immobilier pour son enfant peut s’avérer pertinent dans de nombreuses situations :

  • Vous achetez l’appartement au nom de l’enfant et placez les revenus locatifs sur un compte spécialement prévu à cet effet : c’est la solution la plus généreuse pour votre enfant qui pourra non seulement récupérer la propriété de l’appartement à sa majorité, mais aussi les revenus qu’il a engendrés depuis son acquisition. Vous pouvez également utiliser ces revenus pour les dépenses liées à la gestion du bien, mais avez la responsabilité, jusqu’aux 16 ans de l’enfant, de gérer ses avoirs en bon père de famille.
  • Vous achetez la nue-propriété de l’appartement au nom de l’enfant, et l’usufruit – les recettes locatives ou l’usage du bien en l’occurrence – va au propriétaire vendeur.
  • Vous pouvez aussi acheter le bien immobilier en démembrement, c’est-à-dire que l’usufruit et la nue propriété sont distinctes. Il existe dans ce cas plusieurs montages. Choisissez l’option qui vous est la plus profitable en fonction de vos besoins et objectifs. Ce type de placement peut être délicat à choisir et mettre en place. Un conseiller en gestion de patrimoine pourra alors vous aider à opter pour la solution la plus adaptée à votre situation personnelle.

Dans les deux cas ci-dessus, les acquisitions immobilières à destination des enfants sont assimilées à des donations. A ce titre, elles doivent être déclarées, mais entrent dans le plafond des donations exonérées de droits de succession – 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans. Vous pouvez également assortir la donation de conditions afin d’éviter que l’enfant n’abuse de votre générosité.

  • Vous achetez l’appartement à votre nom et vous arrangez pour que votre enfant puisse l’occuper gratuitement au moment où il en a besoin. Il héritera du bien, seul ou avec la fratrie lors de la succession.

Il est aussi possible d’investir dans l’immobilier à travers des SCPI afin notamment d’avoir des tickets d’entrée moindre et de diversifier ses avoirs mais votre enfant ne pourra pas occuper le bien.

Les informations de Cafedelabourse.com et de ses publications sont données à titre pédagogique. Elles ne constituent en aucun cas des recommandations d’investissement. Le lecteur se doit d’étudier les risques avant d’effectuer toute transaction. Il est seul responsable de ses décisions d’investissement.

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