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Quel est le meilleur placement pour un enfant ?

Quel est le meilleur placement pour un enfant ?

Vous possédez des placements pour vous-même, mais avez-vous pensé à vos enfants ? Les fêtes de fin d’année, mais aussi les anniversaires, peuvent être l’occasion de donner de l’argent à ses enfants ou petits-enfants. Retrouvez dans cet article les raisons de vouloir aider financièrement ses enfants, la fiscalité en vigueur à prendre en compte, les modalités de versement à connaître, ainsi que les différents placements à envisager pour donner de l’argent à son enfant.

Café du Patrimoine vous présente dans sa vidéo et cet article les solutions d’épargne pour les enfants selon leur âge. Retrouvez tous nos conseils en matière de livrets bancaires, PEL, assurance-vie, Bourse et immobilier pour les jeunes enfants jusqu’aux jeunes actifs.

5 règles à suivre quand on veut donner de l’argent à son enfant



1. Définir les projets à financer

De même qu’il convient pour soi de définir son projet et son objectif d’investissement avant de souscrire un placement, il en est de même pour votre enfant ou petit-enfant. Que souhaitez-vous lui payer ? Ses vacances entre copains cet été ? Un scooter ? Son permis de conduire ? Son école à l’étranger ? Participer à l’apport initial pour sa future résidence principale ? C’est une fois que vous aurez défini l’objectif que vous pourrez déterminer quel placement est le plus à même de remplir au mieux ce projet.

2. Adapter les dons et placements à son enfant

Selon son âge, son autonomie, ses goûts, vous pourrez aussi affiner votre choix. Vous pourrez par exemple opter pour un livret jeune pour un jeune ado qui souhaite de l’argent de poche pour sortir avec ses copains, privilégier une assurance-vie pour la naissance d’un enfant ou d’un petit-enfant, choisir le PEA jeune pour un jeune adulte friand d’investissement en Bourse. Chaque placement est pertinent s’il est adapté au projet et à son titulaire ou bénéficiaire.

3. Privilégier des acteurs de la finance à la page

Les jeunes préféreront des acteurs en ligne, qui leur permettent de gérer sur une appli ergonomique et attrayante tous leurs placements, mais aussi qui proposent des solutions d’investissement innovantes comme les actions fractionnées et les plans d’investissement par exemple. Ils seront aussi souvent sensibles à l’investissement responsable et au bilan carbone de leurs placements. Essayez d’en tenir compte autant que possible. Pas sûr qu’ils apprécient comme cadeau un dossier de contrat assurance-vie papier de votre banque qui était celle de votre père avant vous et de votre grand-père encore avant.

4. Accompagner son enfant dans l’apprentissage de la gestion de son argent

En donnant de l’argent à votre enfant ou votre petit-enfant, l’idée n’est pas tant de tout lui payer que de lui apprendre à gérer lui-même ses finances personnelles. Selon son âge et ses connaissances, à vous de l’accompagner sur ce chemin en lui apprenant comment gérer ses placements, en lui expliquant comment vous gérez son assurance-vie s’il est mineur par exemple, en regardant avec lui ses relevés de compte jeune les premiers mois (en l’ayant prévenu à la souscription que vous alliez suivre de près ses dépenses avec lui au début et en le laissant tranquille ensuite), en lui proposant de l’aide ou votre avis pour son stock-picking sur son PEA jeune. Mais surtout, faites-lui confiance. Vous êtes là pour accompagner ses débuts et ensuite le laisser voler de ses propres ailes.

5. Ne pas oublier ses obligations déclaratives en matière de donation

Enfin, il est important de bien déclarer au fisc tous les dons qui ne peuvent être comptabilisés comme présents d’usage, sous peine d’un douloureux redressement. Mais n’oubliez pas que les dons d’argent à vos enfants et petits-enfants bénéficient d’une exonération de 31 865 euros accordé tous les 15 ans et, en plus, d’un abattement de 100 000 euros par parent pour chaque enfant, renouvelable tous les 15 ans.

Pourquoi donner de l’argent à ses enfants ?




Les parents donnent très souvent de l’argent à leurs enfants, souvent très jeunes avec l’argent de poche qui sert à financer ses petits achats plaisirs du quotidien. D’un montant généralement peu important, il est versé en liquide pour les plus jeunes puis par virement sur le livret jeune de l’enfant ou son compte courant lorsqu’il a grandi.

Dans un second temps, les parents peuvent financer les études de leur enfant, en réglant eux-mêmes les frais de scolarité de l’université ou de l’école dans laquelle l’enfant est inscrit, mais aussi en payant le loyer de la chambre étudiante et en versant tous les mois de l’argent à leur enfant pour que celui-ci puisse subvenir à ses besoins le temps de ses études. Le montant, relativement important, servira à régler les dépenses de nourriture, santé, vêtement, matériel et livres, loisirs, etc.

Enfin, les parents peuvent aussi décider de donner de l’argent à leur enfant pour lui donner un coup de pouce au moment d’entrer dans la vie active et ainsi lui payer une voiture par exemple, ou bien encore lui donner une somme d’argent qui lui servira d’apport pour acheter sa résidence principale, etc.

Comment donner de l’argent à ses enfants ?

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À quelle fréquence donner de l’argent à un mineur ? Versements programmés et dons occasionnels

Il est possible, selon le projet à financer, de donner de l’argent à ses enfants régulièrement, tous les mois ou tous les ans par exemple, en mettant par exemple en place des versements programmés vers un compte épargne ou un placement. Mais il est également possible de donner de l’argent à ses enfants de manière exceptionnelle, voire en une fois, après un héritage par exemple.

Quelle fiscalité lorsque l’on donne de l’argent à ses enfants ? Abattement et taux en vigueur

Attention, dès lors que vous donnez de l’argent à vos enfants, à bien tenir compte des impératifs déclaratifs afin d’être en règle avec l’administration fiscale. Si les présents d’usage n’ont pas à être déclarés (ils doivent être en adéquation avec les revenus et le patrimoine du donateur), en revanche, les sommes importantes considérées comme des donations sont à déclarer via le formulaire n°2735 Déclaration de dons manuels et de sommes d’argent. Les droits de donation sont variables selon le montant donné et le lien de parenté qui existe entre le donateur et le donataire. Ainsi, lorsqu’un parent donne de l’argent à son enfant, un abattement de 100 000 euros tous les 15 ans existe. Si l’enfant possède ses deux parents, ceux-ci peuvent donc lui verser 200 000 euros, renouvelable tous les 15 ans, sans taxation. Cet abattement est cumulable avec l’abattement de 31 865 € accordé tous les 15 ans pour les dons d’argent. Attention tout de même, il est possible de profiter de ces abattements à deux conditions : que le donateur ait moins de 80 ans et que le bénéficiaire soit majeur.

Si vous donnez à votre enfant des sommes peu importantes mais très régulièrement, il sera sans doute avantageux financièrement d’opter pour la qualification en pension alimentaire. Pour cela, votre enfant doit cependant être détaché du foyer fiscal. Cette aide, destinée à aider son enfant à assumer ses dépenses courantes, est déductible des revenus imposables dans la limite de 6 368 euros par enfant majeur ou de 12 736 euros par enfant majeur chargé de famille. Elle peut être versée en plusieurs fois ou en une seule. Pour bénéficier de cet avantage fiscal, vous devrez faire figurer sur votre déclaration de l’impôt sur le revenu le montant des sommes versées.

Quelles modalités pour donner de l’argent à son enfant ? Souscrire un placement à son nom ou opter pour une donation

Pour donner de l’argent à votre enfant, vous pouvez bien sûr lui donner un chèque ou lui faire un virement sur son compte bancaire. Si votre enfant est mineur, à vous ensuite, depuis son compte de rediriger cette somme d’argent vers le support d’épargne ouvert à son nom de votre choix (assurance-vie, livret, autre). À partir de ses 18 ans, vous pourrez toujours lui donner de l’argent via un virement sur son compte bancaire, ce sera à lui ensuite de rediriger la somme vers le placement de son choix.

À noter : les banques n’acceptent plus que les parents versent directement des sous sur le compte épargne ou l’assurance-vie de leur enfant. En effet, il est interdit d’effectuer un virement vers un compte épargne ou une assurance-vie dont on n’est pas le titulaire et ce depuis 1969 ! Le Comité consultatif du crédit financier a cependant très récemment rappelé les établissements financiers à l’ordre et si la pratique était largement répandue jusqu’il y a peu de temps encore, elle a tendance aujourd’hui à disparaître.

Il existe des placements qui ne peuvent être ouverts au nom de l’enfant. Mais vous pouvez tout à fait ouvrir un placement à votre nom, et soit lui donner de votre vivant lorsqu’il est majeur, soit vous assurer qu’il revienne à votre enfant au moment de votre décès.

Epargner : comment préparer l’avenir des enfants selon leur âge ?

Livret épargne : simple et liquide, à privilégier pour les dépenses court-terme de vos enfants

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Les livrets réglementés constituent bien souvent le premier placement ouvert pour un enfant puisqu’ils sont destinés aux jeunes et enfants de tous âges. Le Livret A, malgré un rendement inférieur à l’inflation– le taux s’élève depuis le 1er février 2023 à 3 %– est un outil d’épargne sans risque, simple et liquide, donc pratique d’abord pour les parents qui l’alimentent, ensuite pour les jeunes qui commencent à se préoccuper d’argent. Avec un plafond de 22 950 euros, il doit permettre à l’enfant de réaliser ses premiers achats d’importance : scooter, aménagement d’un appartement, petite voiture, etc.

Le Livret Jeune, s’il est réservé aux 12-25 ans, présente parfois un rendement supérieur – son taux d’intérêt est au moins égal au taux du livret A et le dépasse parfois selon les établissements bancaires– et pour cette raison doit être préféré au Livret A pour les jeunes adolescents. Mais son plafond relativement faible (1 600 euros) permet davantage de financer ses achats plaisir et vacances que des projets d’envergure.

Les livrets bancaires, destinés aux enfants de tous âges, sont également légion au sein des réseaux bancaires. Côté rémunération, les taux peuvent désormais monter jusqu’à 5,50 % mais sur quelques mois dans le cadre d’offres boostées et redescendre à 3 % ou moins à la fin de la période de taux boosté. En outre, ils ne bénéficient pas des mêmes exonérations fiscales : les intérêts sont soumis à l’impôt et aux prélèvements sociaux.

Le LDDS, avec son plafond de 12 000 euros et son taux identique au livret A peut s’envisager comme un complément du livret jeune et du livret A.

Attention tout de même : les livrets doivent servir à financer les projets de court-terme de l’enfant et ses dépenses courantes (restaurant, cinéma entre amis, achat de livres ou jeux vidéos, etc.). Pour financer des projets de moyen-terme, les livrets, compte tenu de leur faible rémunération, ne sont pas recommandés et on leur préférera des placements sur les marchés financiers et immobilier.

PEL : épargne et prêt immobilier, un placement peu attractif à envisager avec attention

Le PEL ou Plan Epargne Logement est souvent vu comme une alternative avantageuse aux livrets étant donné son plafond élevé et son rendement. Attention tout de même, avec les dernières modifications des caractéristiques de cette enveloppe, le PEL n’est plus aussi attractif qu’auparavant. En effet, le PEL a un taux de 2 % brut depuis le 1er janvier 2023, fixé pour la durée de vie normale du PEL, à savoir 10 ans. Notez tout de même qu’il permet de placer une somme nettement plus importante que celle qui peut être détenue sur un livret A avec un plafond de 61 200 €. Enfin, la détention d’un PEL parvenu à échéance assure à son propriétaire des droits préférentiels à l’emprunt immobilier.

Cependant, dans le contexte d’inflation actuel, le taux d’intérêt de 2 % est peu attractif, surtout que les gains sont taxés à la flat tax à 30 % comme nous le verrons plus loin. Cependant, dans le contexte de remontée des taux que nous connaissons depuis 2022 et qui se poursuit actuellement, le taux garanti du PEL pourra intéresser de futurs propriétaires. Le taux garanti du PEL permet aux détenteurs de ce placement d’emprunter à un taux garanti de 2,20 % pour une acquisition immobilière pour un montant de 92 000 euros maximum sur une durée de deux à quinze ans, quand le taux médian d’un prêt immobilier sur 15 ans en octobre 2023 est de 4,12 % selon l’Observatoire Crédit Logement CSA. Notez tout de même que l’ouverture d’un PEL s’accompagne de contraintes plus fortes à la fois pour celui qui l’alimente et pour celui qui en bénéficie. Une somme de 225 € est nécessaire à son ouverture, puis de 540 € par année (rythme de versement au choix), sous peine de clôture définitive.

Attention : les PEL ouverts depuis le 1er janvier 2018 n’ouvrent plus droit au versement de la prime d’État qui pouvait aller jusqu’à 1 525 euros à condition de remplir certaines conditions comme la souscription d’un crédit immobilier supérieur à 5 000€ par exemple.

Enfin, depuis le 1er janvier 2018, les détenteurs d’un PEL verront leurs gains fiscalisés et ils devront porter le montant des intérêts sur la déclaration d’impôt sur le revenu. Ils pourront alors choisir de s’acquitter de la Flat Tax, ce prélèvement forfaitaire unique qui regroupe imposition sur le revenu à un taux de 12,80 % et prélèvements sociaux à un taux de 17,2 %, ou bien opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

En outre, l’argent est bloqué pour une durée de 4 ans. Si vous effectuez un retrait avant, le PEL est clôturé et les droits en matière de crédit sont mis en question. En cas de retrait avant les 2 ans de détention du plan, les intérêts seront recalculés au taux du CEL (2 % aussi depuis le 1er février 2023) en vigueur à la date de clôture. En cas de retrait entre 2 et 4 ans, vous garderez le bénéfice du taux de rémunération du PEL.

Le PEL, autrefois très intéressant, a vu son taux d’intérêt baisser considérablement avant d’être revu à la hausse le 1er février 2023. De plus, notez qu’il ne permet plus de bénéficier d‘avantages fiscaux depuis 2018. Autant dire que l’intérêt de ce placement s’en trouve très amoindri. On lui préférera donc le fonds euros de l’assurance-vie, si on est à la recherche d’un placement à capital garanti relativement rémunérateur permettant d’abriter des sommes importantes puisque le rendement moyen du fonds euros en 2023 pourrait bien dépasser les 2 %, dans le contexte de hausse des taux directeurs que nous connaissons actuellement

Consulter également notre Top 7 des placements sans risque

Assurance vie : le placement incontournable pour donner de l’argent à son enfant

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Souvent en tête du classement des outils d’épargne, l’assurance-vie se distingue aussi pour ce qui concerne les placements dédiés aux enfants.

Deux choix s’offrent à vous : ouvrir un contrat d’assurance-vie au nom de l’enfant ou un contrat d’assurance-vie à votre nom dont il est le bénéficiaire.

Ouvrir un contrat d’assurance-vie au nom de son enfant ou petit-enfant

Si vous ouvrez une assurance-vie au nom de l’enfant, il vous appartient de la gérer jusqu’à sa majorité. Il est toujours avantageux d’ouvrir rapidement une assurance-vie pour son enfant, ne serait-ce que pour prendre date. En effet, la fiscalité de l’assurance-vie est toujours attractive au-delà de 8 ans de détention avec une taxation à 24,7 % en cas de rachat (sauf pour des contrats dont les encours sont, pour une même personne supérieurs à 150 000 euros et pour un couple supérieurs à 300 000 euros, qui sont taxés à 30 %). Il est donc préférable de souscrire le contrat avant que l’enfant ait 10 ans, ce qui lui permettra d’en profiter à sa majorité avec une fiscalité adoucie. Il bénéficiera en outre d’une exonération de 4 600 euros chaque année sur les plus-values en cas de rachats tant qu’il est célibataire (exonération portée à 9 200 euros pour les couples).

Attention ! Si l’enfant a moins de 12 ans, les deux parents devront donner leur accord pour la souscription du contrat. Si l’enfant a plus de 12 ans, son consentement est requis.

À la souscription du contrat pour votre enfant mineur de moins de 16 ans, vous devrez opter pour une clause bénéficiaire neutre et indiquer uniquement « les héritiers de l’assuré » selon l’article 903 du code civil. À compter de ses 16 ans, selon l’article 904 du code civil, l’enfant acquiert la capacité juridique de disposer de ses biens, ce qui lui permet de désigner seul le bénéficiaire par testament, sans pouvoir toutefois lui attribuer plus de 50 % de la valeur du contrat. À sa majorité, votre enfant pourra mettre à jour la clause bénéficiaire de son contrat d’assurance-vie comme il l’entend.

Notez également que vous pouvez mettre en place un pacte adjoint qui formalise les conditions de transmission du capital détenu sur l’assurance-vie et peut de ce fait porter sur l’âge auquel a lieu la transmission et le reculer après 18 ans jusqu’à 25 ans maximum, mais aussi sur ce à quoi le capital doit servir : par exemple le financement des études, un achat immobilier, etc.

L’ouverture d’une assurance-vie à votre nom dont votre enfant ou petit-enfant est le bénéficiaire

En ouvrant un contrat d’assurance-vie à votre nom, dont vous désignez l’enfant comme bénéficiaire, la démarche se révèle très différente car ici, au lieu de prévoir une somme d’argent pour aider vos enfants à démarrer dans la vie, vous choisissez de leur transmettre un capital en cas de décès, donc potentiellement beaucoup plus tard. En cas de patrimoine conséquent, ce choix peut s’avérer fiscalement avantageux grâce au plafond de transmission de 152 000 € par bénéficiaire exonérés de droits de succession (si vous avez moins de 70 ans lors des versements).

Pour ce qui concerne les sommes à verser, vous n’êtes tenu qu’à un minimum de versement à l’ouverture du contrat qui varie en fonction de l’assureur (de l’ordre d’une centaine d’euros). Puis vous pouvez, au choix, effectuer des versements ponctuels ou programmés, selon des seuils variables d’une offre à l’autre. Le rendement du fonds euro s’élève à environ 2 % actuellement, donc n’hésitez pas à opter pour le multi-supports, dont le choix d’unités de compte vous permettra de diversifier vos sources de performance et de risque. D’autant que vos enfants ont l’avantage d’avoir du temps devant eux ce qui permet de prendre un peu de risque.

Enfin, privilégiez un contrat dont la gestion peut aisément s’assurer sur Internet. Les jeunes générations n’étant guère friandes de paperasse, elles apprécieront cette commodité. Bourse Direct et Fortuneo, par exemple, proposent des contrats d’assurance-vie accessibles aux enfants.

Pour les jeunes actifs, l’ouverture d’un contrat d’assurance-vie est aussi un moyen pertinent de se constituer une épargne.

Découvrir aussi notre guide Comment investir dans l’assurance vie ?

PER enfant : ouvrir un plan épargne retraite pour son enfant

Le PER peut être souscrit au nom de son enfant. Cela vous permet donc de transmettre des sous à votre enfant en bénéficiant d’avantages fiscaux non négligeables. En effet, rappelons que le PER permet de déduire de son impôt sur le revenu les sommes versées sur le plan. Ainsi, vous donnez de l’argent à votre enfant tout en réduisant votre facture à l’administration fiscale.

On peut bien sûr se poser la question de la pertinence d’ouvrir un PER à un enfant compte tenu qu’il s’agit d’un placement tunnel et que les fonds versés ne pourront être touchés qu’à la retraite. Sauf que… il s’agit d’un excellent moyen de constituer un pécule à votre enfant sur le long terme, rappelons-le, en bénéficiant d’avantages fiscaux, surtout si vous n’avez pas trop confiance en votre enfant pour se servir à bon escient de ces fonds, puisqu’il les touchera…à la retraite ou -et c’est une spécificité du PER par rapport aux anciens placements de l’épargne retraite- lors de l’achat de la résidence principale qui permet en effet de débloquer les fonds d’un PER.

Attention tout de même, les fonds débloqués par anticipation en cas de l’achat de la résidence principale sont soumis à l’imposition (flat tax à 30 % ou barème de l’impôt sur le revenu +17,2 % de prélèvements sociaux), mais surtout ils pourraient faire passer votre enfant ou votre petit-enfant dans la tranche marginale d’imposition supérieure. La facture peut donc être plutôt salée.

Malgré tout, dans de nombreux cas, le PER peut servir à constituer à votre enfant ou petit-enfant un apport pour sa résidence principale, avec des avantages fiscaux importants. Notez que les versements réalisés par les grands-parents donneront indirectement un avantage fiscal à leurs enfants puisque les versements sont déductibles du foyer fiscal auxquels sont rattachés les petits-enfants.

Bon à savoir : tous les PER ne sont pas ouverts aux mineurs. Soyez attentif à ce point lors de votre sélection. Veillez également à choisir un plan disposant d’un fonds euros attractif, avec de nombreux supports en unités de compte et des frais corrects.

À noter : il ne sera plus possible à partir de 2024 d’ouvrir un PER pour un enfant mineur. Si cette façon de verser de l’argent à votre enfant ou petit-enfant vous intéresse, il vous reste donc quelques semaines pour souscrire à un PER au nom de votre enfant et ensuite profiter de ce placement au cadre avantageux fiscalement pour lui donner de l’argent.

Investir en Bourse pour son enfant via un compte-titres ou un PEA jeune

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Pour profiter de la très bonne performance des actions sur le long terme, il peut être intéressant de souscrire un placement en ce sens pour son enfant le plus tôt possible afin de lui faire bénéficier du rendement attractif des actions sur le long terme, encore boosté par la magie des intérêts capitalisés.

Ouvrir un compte-titres à son enfant ou pour son enfant

Vous pourrez alors soit ouvrir un compte titres à votre nom pour ensuite procéder à une donation à la majorité de l’enfant ou plus tard, ou bien même l’ouvrir au nom de votre enfant, même s’il est mineur. Le compte-titres permet d’investir sur tous les produits cotés sans restriction. Tous les courtiers Bourse le proposent, y compris les neo courtiers en Bourse qui proposent une offre particulièrement adaptée aux jeunes, avec des applis qui laissent transparaître la gamification de l’investissement et incitent à investir en action ou en ETF, ou encore en actions fractionnées, mais aussi via des plans d’investissement possibles dès 1 euro de versement par mois, autant d’initiatives qui permettent à un public qui a peu d’argent à investir en Bourse de se positionner tout de même, avec en prime une bonne diversification. Vous pourrez aussi veiller à choisir un courtier Bourse qui met l’accent sur la pédagogie et fournit des articles, points marché ou webinaire, voire dispense des formations pour contribuer à l’éducation financière de votre enfant.

Accompagner son enfant à la souscription d’un PEA jeune

En ce qui concerne le PEA, il doit obligatoirement être souscrit par un majeur et un foyer fiscal ne peut en comporter que deux. Il sera donc difficile dans ces conditions d’en ouvrir un pour votre enfant. Vous pouvez toutefois procéder à des donations d’actions depuis votre propre PEA. Mais pensez aussi au PEA jeune, une enveloppe qui comporte les mêmes avantages fiscaux que le PEA classique, destinée aux jeunes de 18 à 25 ans qui sont encore rattachés au foyer fiscal de leurs parents. Et lorsque votre enfant quittera votre foyer fiscal, son PEA jeune sera transformé en PEA classique sans que cela ne remette en cause l’antériorité fiscale du plan d’épargne en actions. Cette enveloppe qui comporte un plafond de 20 000 euros permet donc de faire ses premières armes en Bourse et de mettre un pied sur les marchés actions, tout en profitant des avantages fiscaux très appréciables de cette enveloppe. Pour rappel, au-delà de 5 ans de détention du plan, les gains sont totalement exonérés de l’impôt sur les plus-values.

Consulter également notre dossier Quel est le meilleur placement pour votre argent ?

Accompagner son enfant sur le marché des cryptos

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Les investissements en crypto monnaies peuvent aussi être envisagés pour des enfants, surtout des jeunes adultes, particulièrement friands de ce type de placement. Dans ce cas, trois cas de figure sont possibles :

  • vous donnez de l’argent à votre enfant pour qu’il l’investisse en crypto ;
  • vous pouvez aussi investir en crypto-monnaies vous-même et transférer des jetons vers son portefeuille ;
  • vous lui donnez carrément votre portefeuille crypto, qu’il s’agisse d’un portefeuille physique (hardware wallet), ou bien d’un portefeuille en ligne (dans ce cas, vous lui donnez votre clé privée).

Bon à savoir : une donation en crypto n’a pas besoin d’être déclaré et aucune taxation ne s’applique du moment que les crypto actifs sont conservés ou échangés en une autre crypto monnaie. Rappelons que la fiscalité des crypto monnaies ne prévoit une imposition que lors de la conversion des crypto monnaies en devises fiat.

Attention, les crypto actifs restent des placements hautement spéculatifs, particulièrement volatils. Mais votre expérience d’investisseur pourra être une aide précieuse pour votre enfant ou votre petit-enfant qui fait ses premiers pas sur le marché crypto, même si vous êtes vous plus familier des marchés boursiers. La mise en place d’une bonne diversification, d’un money management adéquat, le respect du plan de trading sont autant d’élément à mettre en place quel que soit le type d’actif tradé.

Découvrir aussi notre guide 8 monnaies virtuelles à suivre en 2023

Acheter un bien immobilier à son enfant, en totalité, usufruit ou nue-propriété

Le temps des études peut aussi être le moment où vous achèterez un logement à votre enfant parti faire ses études loin du domicile familial. L’immobilier fait alors son entrée dans les placements à aborder.

L’acquisition d’un bien immobilier pour son enfant peut s’avérer pertinente dans de nombreuses situations :

  • Vous achetez l’appartement au nom de l’enfant et placez les revenus locatifs sur un compte spécialement prévu à cet effet : c’est la solution la plus généreuse pour votre enfant qui pourra non seulement récupérer la propriété de l’appartement à sa majorité, mais aussi les revenus qu’il a engendré depuis son acquisition. Vous pouvez également utiliser ces revenus pour les dépenses liées à la gestion du bien, mais avez la responsabilité, jusqu’aux 16 ans de l’enfant, de gérer ses avoirs en bon père de famille.
  • Vous achetez la nue propriété de l’appartement au nom de l’enfant, et l’usufruit temporaire ou viager – les recettes locatives ou l’usage du bien en l’occurrence – va au propriétaire vendeur.
  • Vous pouvez aussi acheter le bien immobilier et réaliser un démembrement, c’est-à-dire que l’usufruit et la nue propriété sont distinctes. Il existe dans ce cas plusieurs montages. Choisissez l’option qui vous est la plus profitable en fonction de vos besoins et objectifs. Ce type de placement peut être délicat à choisir et mettre en place. Un conseiller en gestion de patrimoine pourra alors vous aider à opter pour la solution la plus adaptée à votre situation personnelle.

Dans les cas ci-dessus, les acquisitions immobilières à destination des enfants sont assimilées à des donations. À ce titre, elles doivent être déclarées, mais entrent dans le plafond des donations exonérées de droits de succession – 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans. Vous pouvez également assortir la donation de conditions afin d’éviter que l’enfant n’abuse de votre générosité.

  • Vous achetez l’appartement à votre nom et vous arrangez pour que votre enfant puisse l’occuper gratuitement au moment où il en a besoin. Il héritera du bien, seul ou avec la fratrie, lors de la succession.

SCPI : un placement immobilier qui permet à son enfant de toucher des revenus complémentaires

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Il est aussi possible d’investir dans l’immobilier avec une SCPI afin notamment d’avoir des tickets d’entrée moindres et de diversifier ses avoirs. Mais votre enfant ne pourra pas occuper le bien puisque vous n’êtes pas propriétaire d’un bien mais d’une fraction d’un parc immobilier. Cette caractéristique recouvre cependant de nombreux avantages : diversification, diminution du risque, absence de soucis de gestion, etc.

Il est possible de souscrire des parts des SCPI au nom de votre enfant afin que ce dernier perçoive les revenus du loyer, ce qui peut lui permettre de subvenir à ses besoins pendant ses études ou bien lui permettre de se constituer un apport en vue d’acheter sa résidence principale lorsqu’il sera un peu plus âgé.

Investir en crowdfunding immobilier pour un enfant

Un mineur ne peut pas investir sur une plateforme de crowdfunding mais certaines plateformes permettent de créer un compte pour une personne mineure si l’on est son représentant légal. Notez que le crowdfunding immobilier constitue un moyen de se positionner sur le marché immobilier avec de faibles montants. Il est accessible dès 1 000 euros environ. La durée d’investissement, de quelques années seulement, pourra être adéquate pour un placement effectué durant l’adolescence de l’enfant et dont il pourra toucher les fruits à sa majorité. Enfin, et surtout, le potentiel de rendement est assez élevé, bien plus élevé qu’un classique placement sur un livret bancaire, puisque les rendement oscillent entre 6 % et 12 % pour 2022, le TRI est de 9,2 % selon le Baromètre 2022 du crowdfunding Mazars et Financement Participatif France du 9 février 2023.

Attention cependant, il ne s’agit pas d’un investissement garanti en capital et le risque est bien présent : risque de perte en capital, risque de faillite de la plateforme et/ou du porteur de projet, mais aussi risque de liquidité dû à des éventuels retards qui pourraient prolonger la durée de l’investissement.

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