Comparatif assurance vie : nos conseils pour choisir son contrat et souscrire

Le 30 octobre 2019

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Découvrez tout ce qu’il faut absolument savoir sur le placement préféré des Français ; qu’est-ce qu’une assurance-vie, pourquoi vous devriez absolument en ouvrir une, quels critères retenir pour choisir le meilleur contrat.

Et pour tout comprendre, retrouvez notre infographie : ouvrir une assurance-vie mode d’emploi, mais aussi pour vous aiguiller dans votre choix notre tableau comparatif des différents contrats et nos conseils en vidéo pour optimiser votre placement. Enfin, retrouvez à la fin de ce dossier, l’ebook Optimiser son assurance-vie de Café du Patrimoine à télécharger gratuitement.

Assurance vie : qu’est-ce que c’est ?

L’assurance-vie est un contrat par lequel l’assureur s’engage, contre paiement de primes (des versements d’argent) par le souscripteur, à verser un capital à une personne déterminée (le bénéficiaire) en cas de décès de l’assuré.

Mais en France, l’assurance-vie est aussi et surtout utilisée comme un véhicule de placement. En effet, votre épargne reste à tout moment disponible. Pour la récupérer, vous devrez effectuer ce que l’on appelle un « rachat ». Attention toutefois, ce dernier sera assorti d’une imposition spécifique en fonction des dates d’ouverture et de versements sur votre contrat assurance-vie ainsi que du montant global que vous possédez en assurance-vie.

La transmission aux bénéficiaires reste bien sûr possible en cas de décès de l’assuré, avec des avantages fiscaux à la clé.

Ce sont d’ailleurs les avantages fiscaux de cette enveloppe, et la diversité qui la caractérise, qui en font le placement préféré des Français. Les particuliers en effet, apprécient de pouvoir associer placement à capital garanti avec positions plus risquées, le tout dans un cadre fiscal attractif.

Comparatif assurance vie

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Pourquoi il faut absolument ouvrir une assurance vie ?

Accessibilité de l’assurance vie : une enveloppe proposée par les banques, les assureurs et les courtiers

L’assurance vie est un grand classique des supports d’investissement en France. Il s’agit d’ailleurs d’un des placements les plus souscrits. Nombreux sont donc les intermédiaires à en proposer : établissements bancaires (qu’il s’agisse de la banque traditionnelle ou de la banque en ligne) mais aussi courtiers en ligne (Binck, Bourse Direct, etc.) proposent les offres des assureurs (Suravenir, Generali, etc.) à leur clientèle. La souscription peut se faire physiquement en agence ou totalement en ligne de manière dématérialisée.

Un particulier peut ouvrir autant de contrats qu’il le souhaite, dans des banques différentes ou auprès de courtiers différents. Les sommes détenues sur une assurance vie ne sont pas limitées. Il n’existe pas de plafond. Le versement peut intervenir en une ou plusieurs fois. Si un investissement initial obligatoire existe, plus ou moins important selon le contrat, l’assuré a ensuite la possibilité de procéder ou non à des versements, ponctuels ou des versements réguliers, selon sa capacité d’épargne et ses objectifs d’investissement.

Flexibilité de l’assurance vie : un placement qui convient à tous les types d’investisseurs pour tous leurs projets

L’assurance-vie est véritablement un produit d’épargne permettant de se constituer un capital qui s’adapte aux différents besoins des épargnants. L’offre très étendue de contrats vous permettra de trouver le support qui correspond à vos besoins en fonction de votre degré d’aversion au risque et de votre horizon de placement.

Les différents types de contrats proposés par les assureurs offrent la possibilité à l’épargnant de souscrire à une assurance-vie en adéquation avec son projet d’investissement.

En effet, un particulier ne choisira pas la même allocation d’actifs pour une assurance vie destinée à financer les études de ses enfants à horizon 10 ans qu’une assurance vie ouverte avec l’objectif de financer sa retraite à horizon 30 ans ou encore une assurance vie souscrite pour réaliser l’achat de sa résidence secondaire à horizon 5 ans. L’épargne requise dans ces différents cas n’est pas la même, la durée d’investissement non plus, et par conséquent l’allocation d’actifs sera forcément différente. Mais avec une juste répartition entre fonds euros sécurisés et unités de compte à risque, une assurance vie est à même de s’adapter à tous les projets d’épargne.

Elle saura aussi bien sûr s’adapter à votre profil d’investisseur : actif ou passif. Vous aurez en outre la possibilité d’opter pour la gestion libre ou classique dans le premier cas (vous décidez vous-même de la répartition de vos primes entre les différentes UC) ou la gestion pilotée ou sous mandat dans le second cas (vous laissez une société de gestion mandatée par le distributeur gérer votre argent).

Fiscalité de l’assurance vie : les nombreux avantages de l’assurance vie

Une fiscalité des gains particulièrement attractive pour l’assurance vie

La loi de finances 2018 a modifié en profondeur la fiscalité de l’assurance-vie avec l’instauration de la flat tax, ce qui constitue plutôt une bonne nouvelle pour les épargnants.

Ainsi, lorsque vous faites un rachat partiel ou total sur votre contrat assurance-vie, vous pouvez choisir entre l’imposition selon le barème de l’impôt sur le revenu, comme pour un compte titres, et le prélèvement forfaitaire. Pour les contrats de plus de 8 ans, il s’agit du prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) de 7,5 % + les cotisations sociales de 17,2 %, soit un total de 24,7 %. Pour le contrat de moins de 8 ans, il s’agit du prélèvement forfaitaire unique (PFU ou « flat tax ») de 30 %, qui regroupe impôt et cotisations sociales.

Attention, les personnes détenant en assurance-vie plus de 150 000 euros (ou 300 000 euros pour un couple) ne bénéficient pas de l’exception PFL pour les nouveaux contrats ou versements après le 27 septembre 2017 et se voient appliquer la flat tax de 30 % même pour les contrats de plus de 8 ans.

Pour tout contrat d’assurance-vie, l’option du barème de l’impôt sur le revenu est désormais uniquement intéressante pour les personnes qui sont dans la tranche à 0.

De plus, pour les contrats de plus de 8 ans, quel que soit l’encours du contrat et donc le régime fiscal (PFL ou PFU), un abattement de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple est également appliqué chaque année sur les gains des rachats, quel que soit le choix d’imposition IRPP (impôt sur le revenu) ou prélèvement.

Voici la fiscalité selon la période de vie du contrat durant laquelle vous effectuez les rachats :

  • Contrat de moins de 8 ans : PFU de 30 %
  • Contrat au-delà de 8 ans : 7,5 % + prélèvements sociaux de 17,2 % soit 24,7. Le PFU de 30 % ne s’applique pas (sauf exception évoquée ci-dessus) !

Il est intéressant de noter qu’à la suite de cette réforme, en dehors des abattements pour les contrats de plus de 8 ans, il n’y a plus d’avantages pour les personnes qui possèdent plus de 150 000 euros en assurance-vie à détenir dans la durée un contrat de ce type. Pour les autres, l’avantage fiscal d’une détention longue est aussi moindre qu’auparavant.imposition-assurance-vie

Notez également que dans tous les cas, la taxation s’applique sur la seule partie des intérêts et non sur la partie en capital de vos rachats. En effet, lorsque vous réalisez un rachat, celui-ci comprend une partie ôtée du capital et une partie ôtée de vos gains. La répartition de ces deux poches est la même que celle du contrat dans sa globalité.

Exemple : vous avez placé en assurance-vie un capital de 18 000 € qui génère des intérêts de 2 000 €, votre contrat atteint donc la valeur de 20 000 €. Imaginons que les intérêts représentent une part d’environ 10 % de la valeur totale de votre contrat. Si vous effectuez un rachat de 1 000 €, l’imposition s’applique sur une part de 10 % de votre rachat, soit 100 € et non sur la totalité des 1 000 € de votre rachat.

Depuis le 1er janvier 2018, des prélèvements sociaux de 17,2 % sont aussi appliqués sur vos gains en cas de retrait sur les unités de compte des contrats d’assurance-vie multi-supports ouverts depuis septembre 1997 et sur les gains réalisés depuis cette date sur tous les contrats. Les intérêts des fonds en euros des contrats d’assurance-vie multi-supports sont soumis aux prélèvements sociaux (de 17,2 % après le 1er janvier 2018) tous les ans même s’il n’y a pas de retrait. Par conséquent, pour les contrats mono-support en euros, les prélèvements sociaux s’appliquent chaque année même s’il n’y a pas de retrait.

Au dénouement du contrat et lors des rachats partiels, l’assureur vérifie que le montant des prélèvements sociaux payés précédemment ne dépasse pas le montant réellement dû sur le contrat. Si c’est le cas, une régularisation est réalisée pour éviter une taxation supérieure au gain réel.

La fiscalité avantageuse de l’assurance vie en matière de succession transmission

L’assurance-vie présente un immense avantage en matière de succession. C’est un outil incontournable pour faciliter la transmission de votre patrimoine à vos descendants ou à des personnes de votre choix. Pour en bénéficier au mieux, portez une attention toute particulière à la rédaction de la clause bénéficiaire de votre contrat d’assurance-vie.

L’assurance-vie propose également une fiscalité avantageuse en matière de succession. Elle est donc recommandée afin de transmettre un capital à ses héritiers ou aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire. La fiscalité du contrat d’assurance vie dépend de la date d’ouverture de votre contrat assurance-vie et de votre âge (avant ou après 70 ans) lors des différents versements.

  • Avant 70 ans, le contrat d’assurance-vie permet au bénéficiaire désigné de percevoir les fonds du contrat sans droits de succession jusqu’à 152 500 €, avec une taxation forfaitaire de 20 % au-delà, puis de 31,25 % au-dessus de 700 000 €.
  • Après 70 ans, il permet au bénéficiaire du contrat de bénéficier d’une exonération de droits de succession jusqu’à 30 500 €. Au-delà, la taxation s’applique en fonction du barème des droits de succession. Les intérêts et les plus-values des versements après 70 ans sont entièrement exonérés.

La clause bénéficiaire : l’atout supplémentaire du contrat assurance vie pour transmettre son patrimoine

Vous vous demandez peut-être à quoi sert la clause bénéficiaire d’une assurance vie et surtout comment rédiger la clause bénéficiaire d’une assurance vie ? Sachez d’abord que cette clause bénéficiaire doit être rédigée au moment même de la souscription du contrat. C’est le bénéficiaire qui héritera des sommes détenues sur le contrat au décès de l’assuré.

Il peut s’agir d’une ou plusieurs personnes. Et surtout, il ne s’agira pas forcément d’un héritier au sens juridique du terme (conjoint, enfant, petits-enfants, etc.). La clause bénéficiaire peut en effet permettre de transmettre son épargne détenue sur son contrat d’assurance vie à une personne avec qui vous n’avez aucun lien de parenté mais aussi une association, une fondation, etc.

Attention toutefois, les sommes ainsi transmises ne devront pas être trop importantes par rapport au reste de la succession. Si c’était le cas, les héritiers réservataires qui s’estimeraient lésés pourraient intenter une action en justice.

Enfin, la clause bénéficiaire d’une assurance vie peut faire l’objet d’un démembrement. Cela signifie que l’on peut séparer nue-propriété et usufruit afin d’optimiser la fiscalité de la transmission. On pourra par exemple désigner comme bénéficiaire usufruitier son conjoint, et comme bénéficiaire nu-propriétaire son enfant. Ainsi, les frais de succession seront moindres.

Garanties de l’assurance vie : une épargne relativement protégée

Enfin, sachez qu’il existe une garantie en capital étatique de 70 000 euros par déposant et par compagnie d’assurance, en cas de faillite de l’assureur. L’épargne investie est ainsi protégée, au moins partiellement, d’une faillite de la compagnie d’assurance. Et comme vous pouvez ouvrir autant de contrats que vous le souhaitez, pourquoi ne pas souscrire un contrat d’assurance-vie auprès de plusieurs assureurs afin de diversifier le risque ? Surtout si votre contrat d’assurance-vie actuel ne répond à aucun des 3 critères évoqués ci-dessus !

La loi Sapin 2 prévoit également la possibilité de limiter les retraits ou versements des épargnants sur leur contrat d’assurance-vie en cas de risque systémique. Cela signifie que le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) pourra désormais, sur proposition de la Banque de France, geler de manière temporaire les contrats d’assurance-vie des épargnants. La mesure est toutefois limitée à 3 mois mais elle est renouvelable si les conditions ayant justifié sa mise en place n’ont pas disparu.

Ouvrir une assurance vie : mode emploi en infographie

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Choisir le mode de souscription et le bénéficiaire

L’assuré a le choix entre une souscription individuelle ou une co-adhésion. Au moment d’ouvrir son contrat, il doit également définir la clause bénéficiaire.

Choisir la somme à verser et la fréquence

L’assuré peut opter pour :

  • un versement initial et c’est tout ;
  • un versement initial et des versements réguliers ;
  • un versement initial et des versements ponctuels.

Choisir les supports d’investissement

L’assuré peut choisir quelle poche privilégier ou opter pour une allocation équilibrée entre placement à capital garanti mais faiblement rémunérateur et unités de compte plus risquées mais aussi potentiellement plus rémunératrices. Ainsi, il a le choix entre :

  • investir tout en fonds euros (le plus sûr) ;
  • investir tout en UC (le plus risqué) ;
  • répartir ses avoirs entre fonds euros et UC (la répartition est à déterminer selon son profil de risque et son horizon d’investissement).

Choisir son mode de gestion

L’assuré a le choix entre trois types de gestion différents :

  • la gestion libre (les arbitrages sont réalisés par vos soins) ;
  • la gestion conseillée (la société de gestion vous propose des arbitrages que vous êtes libres d’effectuer ou non) ;
  • la gestion pilotée (les arbitrages sont réalisés par une société de gestion mandatée).

Effectuer des rachats

L’assuré, tout au long de la vie de son contrat peut effectuer des rachats partiels, c’est-à-dire qu’il retire une partie du capital placé sur son assurance-vie. Il peut également procéder à un rachat total, c’est-à-dire qu’il récupère l’intégralité de sa mise. Enfin, au décès de l’assuré, la totalité des avoirs détenus sur le contrat d’assurance-vie est transmis à son ou ses bénéficiaire(s).

5 critères pour sélectionner la meilleure assurance vie

Comment comparer des contrats d’assurance vie ? Pour obtenir la meilleure assurance-vie possible, il convient d’être vigilant sur quatre points en particulier : les frais, la composition du fonds en euros, les alternatives au fonds euros et le choix en matière d’unités de compte.

1. Étudiez les frais du contrat assurance vie

Les écarts de frais sont un élément qui demeure essentiel car quelques points de base peuvent se transformer en milliers d’euros en quelques années. Vous devez donc étudier les différents frais qui s’appliquent :

  • Les frais sur versement : les plus élevés mais les plus facilement négociables.
  • Les frais de gestion (sur fonds en euros et sur unités de compte) : ils sont généralement compris entre 0,6 % et 0,8 % pour les offres Internet des courtiers en ligne ; 0,8 % à 1,5 % pour les offres classiques des acteurs traditionnels comme les banques de réseaux.
  • Les frais d’arbitrage : ils s’appliquent à chaque ajustement d’allocation (achat-vente d’UC, fonds en euros) au sein de votre contrat et peuvent réduire à néant la performance d’une année. Certains contrats, notamment sur internet, ne facturent aucun frais d’arbitrage.
  • Les frais de sortie : facturés en cas de rachat et de clôture du contrat. Beaucoup de contrats aujourd’hui affichent des frais de sortie nuls.

L’assurance vie en ligne s’impose comme le meilleur élève en matière de frais. Les offres des acteurs traditionnels affichent en effet des frais bien plus élevés.

2. Veillez à la composition du fonds euro

Les fonds en euros sont majoritairement investis en obligations pour garantir le risque de perte en capital. À fin 2017, les obligations représentaient 80,8 % de ces fonds, soit un niveau tout à fait homogène par rapport à 2016 où ils représentaient  81,5 % et 2015 où ils représentaient 82,4 % des fonds euros classiques (source : Good Value for Money).

La répartition entre obligations souveraines (émises par des États) et corporate (émises par des entreprises), varie d’un assureur à l’autre, mais les premières demeurent privilégiées. Dans un cas comme dans l’autre, il revient au gestionnaire du fonds en euros de déterminer la répartition des obligations entre les émetteurs les mieux notés et des émetteurs moins bien notés, recherchés pour le rendement offert par leurs obligations.

Notez toutefois que le mixte d’obligations entre corporate et souverain continue logiquement d’évoluer en faveur des obligations d’entreprises davantage rémunératrices, comme le souligne GoodValueForMoney, avec fin 2017 : 58 % de titres corporate (versus 63 % fin 2016) et 42 % de titres souverains (versus 37 % fin 2016).

Performance des fonds euros de 2000 à 2018

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C’est pourquoi, au regard des taux d’intérêt actuels, il devient de plus en plus difficile pour l’assureur de délivrer des rendements intéressants. En effet, la baisse du rendement net (hors prélèvements sociaux) des fonds en euros, même si elle a marqué un coup d’arrêt en 2018, reste problématique. Ainsi, le rendement net moyen du fonds euros s’est établi en 2018 à 1,80 % comme en 2017, mais il était de 1,90 % en 2016 et 2,30 % en 2015 selon la Fédération Française d’Assurances (FFA). Soulignons par ailleurs, que les prélèvements sociaux sont plus importants depuis la loi de finance 2018 avec un passage de 15,5 % de prélèvements à 17,2 %.

Cette faiblesse du rendement était prévisible. En effet, depuis plusieurs années déjà, avec les normes Solvabilité II, les assureurs doivent aussi investir encore plus les encours des fonds euros dans des obligations tirant ainsi mécaniquement les rendements à la baisse. Cependant, il ne s’agit là que de moyennes et certains assureurs arrivent à maintenir des rendements avoisinant les 2,50 % !

En fait, on constate un grand écart de performance entre les différents fonds euros, le rendement des plus mauvais avoisinant les 1 % et les meilleurs affichant un rendement supérieur à 2 %. Soulignons par exemple les relatives bonnes performances de Gaipare Selectissimo, d’Allianz Vie dont la performance s’établit à 2,50 % de la MACSF qui affiche un taux à 2,20 % ou encore de GMF Vie à 2,10 %.

Les contrats d’assurance vie en ligne figurent parmi les meilleurs du marché en matière d’offres de fonds euros. Ils proposent en effet souvent les fonds euros affichant les meilleures performances.

3. Intéressez-vous aux fonds euros alternatifs

Devant la faiblesse des rendements aujourd’hui délivrés par le placement à capital garanti de l’assurance vie, et le contexte actuel de baisse des taux et même de taux négatifs n’améliorant pas la situation, peut-être vous demandez-vous quel est le meilleur fonds en euros. En effet, la performance des fonds en euros n’est pas homogène et certains font mieux que d’autres. Mais il existe aussi, au sein des fonds en euros, différentes catégories dont les rendements sont très différents et qu’il convient d’examiner avec attention.

De fait, un comparatif assurance vie doit s’intéresser à la performance des fonds euros proposés, qu’il s’agisse de fonds euros classiques ou de fonds euros alternatifs. Car en effet, l’investisseur, en réponse à la baisse du rendement des fonds euros classiques, dispose d’alternatives via les fonds euros dynamiques et immobiliers. Ces derniers sont parfois accessibles via les contrats d’assurance vie en ligne.

Fonds euro dynamique

L’une des réponses à la baisse du rendement des fonds euros classiques est le fonds euros dynamique dans lequel l’assureur va généralement allouer 70 % en obligations et 30 % en actions ou immobilier pour dynamiser la performance de ces fonds en euros tout en garantissant le capital. En résulte, en fonction des stratégies et des années, des rendements boostés de plus de 4 % pour les meilleurs et des rendements inférieurs à 1 % pour les moins bons.

Avec le retour de la volatilité et les corrections qu’ont connu les marchés boursiers en 2018, les performances affichées par les fonds euros dynamiques devraient être mauvaises cette année. Oradéa Vie Primonial Target + qui affichait un rendement de 4,05 % en 2017 a annoncé une performance 2018 de…0 %. Ce mauvais résultat qui devrait en annoncer d’autres peut cependant être relativisé. En effet, étant dépendant des fluctuations des marchés boursiers, les fonds euros dynamiques sont théoriquement plus performants dans la durée et ne devraient donc être considérés qu’avec un horizon de placement d’au moins 5 ans.

Les fonds euros dynamiques reposent sur la gestion à coussin qui consiste à scinder l’allocation d’un fonds en deux poches :

  • l’une, majoritaire, composée d’actifs pas ou peu risqués, censés assurer la protection du capital avec un rendement mesuré ;
  • l’autre, minoritaire, composée d’actifs plus risqués censés générer un rendement supérieur (actions en premier lieu).

Bien souvent, la gestion à coussin est agrémentée dans ces fonds en euros d’un système d’effets cliquets, selon le degré de tolérance aux pertes accepté par le gérant ou par le client. Toute performance positive est alors mise de côté – sur la poche sécurisée – au-delà d’un certain plafond, tandis que toute perte est limitée par la coupure des positions en-deçà d’un certain seuil. Conséquence : le capital ne peut être touché. Ces fonds en euros dynamiques gérés selon la technique du coussin constituent une réponse adaptée à la quête de performance dans un cadre sécurisé.

Fonds euro immobilier

Les fonds en euros immobiliers constituent également une alternative aux fonds euros classiques. Comme dans les cas précédents, le placement dans ces fonds est garanti au jour le jour et sa valeur ne peut pas diminuer, la participation aux bénéfices (généralement versée le 1er janvier de l’année au titre de l’exercice précédent) est définitivement acquise par l’épargnant. L’assureur va généralement allouer quasiment 50 % en immobilier, 10 % d’actions et le reste en obligations.

Certains fonds euros immobiliers affichent des rendements particulièrement intéressants. Ainsi, le fonds Sécurité Pierre Euro proposé par Suravenir affiche un rendement moyen sur 3 ans de 3,67 %, le fonds Euro Allocation Long Terme de Spirica affiche un rendement 2018 de 3,2 %.

Notez que les fonds en euros immobiliers deviennent une « denrée rare » : les assureurs-vie, face à la difficulté d’investir dans des conditions satisfaisantes les flux de collecte sur les fonds en euros immobiliers, ont limité fortement les possibilités d’investissement par leurs clients depuis 2017.

Performances des fonds euros classiques, fonds euros dynamiques et fonds euros immobiliers de 2013 à 2018

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(Source des chiffres : Good Value For Money)

Nous observons que le rendement des fonds en euros dynamiques et des fonds en euros immobiliers a presque toujours été bien supérieur à celui des fonds en euros classiques au cours de ces dernières années. Le rendement moyen des fonds euros dynamiques a considérablement baissé en 2018, marqué par les difficultés qu’ont connu les marchés boursiers l’année passée. Néanmoins, on aurait tort de juger ce type de fonds euros sur une seule année et il conviendra donc de considérer le rendement sur les 5 dernières années.

Fonds euro croissance

Enfin, les fonds euro croissance qui représentent une part ultra-minoritaire des fonds en euros, entendent bien revenir sur le devant de la scène grâce à la loi Pacte. Ces fonds en euros, investis en obligations mais aussi en actions, de petites et moyennes entreprises notamment, sont là encore garantis en capital et affichent un rendement bien supérieur aux fonds euros classiques.

Attention tout de même, en contrepartie, une durée de blocage existe. Cependant, cette durée de blocage semble cohérente avec la vocation patrimoniale d’un contrat d’assurance vie.

4. Regardez de près les unités de compte !

Afin d’améliorer le rendement de votre assurance vie, il est désormais indispensable de diversifier, en investissant dans des unités de compte qui présentent un risque de perte en capital mais aussi un potentiel de rendement accru, avec plus ou moins de risque en fonction de votre profil d’investisseur, de votre horizon de placement et de vos objectifs.

Les Français l’ont bien compris puisque, la collecte nette en unités de compte a représenté 20 milliards d’euros en 2017, tandis que les fonds en euros sont tombés dans le rouge avec une décollecte de 12,8 milliards. Ces derniers continuent tout de même de représenter 72 % des dépôts. Il faut dire que depuis quelques années déjà, la majorité des assureurs incitent fortement les détenteurs de contrats à se détourner des fonds euros au profit des UC en augmentant les frais de versement sur fonds euros et surtout en majorant le rendement du fonds euros dès lors qu’une partie de l’épargne du contrat est dirigée vers les UC.

Les assureurs-vie ont tendance par ce biais à se détourner de leur clientèle populaire à l’appétence très limitée au risque, se tournant plus volontiers vers un Livret A que vers des unités de compte. D’ailleurs, les foyers les plus aisés représentent désormais quasiment la moitié des encours de l’assurance-vie.

Du contrat mono-support en euros au contrat en architecture ouverte offrant l’accès à plus d’une centaine de fonds, la palette est large.

Les meilleurs contrats sont bien souvent ceux qui affichent le plus grand nombre d’unités de compte et une grande diversité des UC. Un comparateur assurance vie s’appuie notamment sur ce critère pour définir quelle est la meilleure assurance vie.

Les contrats offrant de nombreuses UC (+ de 100) sont à privilégier car ils proposent une diversité au niveau des fonds, l’accès à des SCPI, à des ETF ou des produits structurés par exemple. Mais votre choix doit dépendre aussi de votre aptitude à sélectionner les bons supports, de la somme placée, ainsi que de votre horizon d’investissement.

5. Optez pour la gestion la plus adaptée à votre profil d’investisseur

Le meilleur contrat d’assurance vie est celui qui est en totale adéquation avec votre profil d’investisseur. Pour cela encore faut-il savoir quel est votre profil d’investisseur. Souscrire un contrat d’assurance vie peut être l’occasion de faire le point et, dans le même temps, de se demander quel mode de gestion vous préférez. Vous pouvez vous rapprocher pour déterminer votre profil d’investisseur de l’intermédiaire qui vous propose le contrat d’assurance-vie. En cas de gestion mandatée, l’assureur mettra à votre disposition un questionnaire destiné à connaître votre profil d’investisseur mais aussi vos connaissances en matière d’investissement.

Dans tous les cas, demandez-vous quel est l’objectif de votre placement, combien vous comptez investir et combien vous espérez toucher en retour, autrement dit quel rendement des fonds propres attendez-vous. Ensuite, demandez-vous toujours quel est votre horizon d’investissement, combien de temps vous comptez laisser cet argent immobilisé. Enfin, il convient également de se pencher sur le profil de risque de l’assuré. Est-il prêt à perdre ? Combien ? Quelle part de son patrimoine est-il prêt à risquer ? Les variations des cours, la volatilité des marchés lui pose-t-elle un problème ?

En fonction de tous ces paramètres, vous pourrez définir le meilleur type de gestion, c’est-à-dire le plus adapté à votre profil d’investisseur.

La gestion libre

Dans ce cas, vous gérez seul votre patrimoine en décidant seul des arbitrages à opérer sur votre contrat. Ce type de gestion est conseillé pour les investisseurs avertis qui sauront prendre les bonnes décisions d’investissement et ne se laisseront pas entraîner par les fluctuations des marchés.

Mode de gestion traditionnel, il a tendance à reculer au profit de la gestion sous mandat.

La gestion sous mandat des unités de compte

Un comparateur assurance vie doit aussi prendre en compte la possibilité offerte à l’investisseur d’opter pour une gestion sous mandat des UC. Certains contrats proposent en effet également une option approfondie d’aide à la gestion : la gestion sous mandat ou gestion pilotée. Celle-ci est assurée par une société de gestion qui détermine une allocation d’actifs en fonction de ses analyses macroéconomiques et de marché ainsi que du profil de risque de l’assuré, défini lors du choix de ce mode de gestion. Cette allocation est transmise à l’assureur-vie qui effectue les investissements recommandés à la place de l’assuré.

La gestion pilotée est accessible pour un montant de placement qui varie considérablement selon le contrat. Les contrats Internet la proposent désormais en effet pour un montant de placement très inférieur à celui exigé dans un contrat classique : le plus souvent dès 1 000 € pour un contrat assurance vie en ligne, contre quelques dizaines ou centaines de milliers d’euros pour un contrat assurance vie chez un acteur traditionnel comme une banque de réseau par exemple.

Pour la plupart des contrats, la gestion pilotée est facturée en sus. Un pourcentage de frais de gestion est appliqué aux unités de compte présentes dans le mandat de gestion.

La gestion pilotée est particulièrement adaptée à tous les investisseurs qui ne disposent pas des connaissances nécessaires pour investir leur épargne ou bien qui n’en ont pas le temps.

La gestion conseillée, forme particulière de la gestion sous mandat, implique que la société mandatée n’exerce pas elle-même les arbitrages mais les propose à l’assuré qui décide ou non de les exécuter. Ce type de gestion est particulièrement adaptée aux investisseurs avertis qui disposent de peu de temps à consacrer à leurs investissements en assurance vie. Là aussi, des frais supplémentaires sont à prévoir pour bénéficier de ce service.

Nos conseils pour investir en assurance vie

Multipliez les contrats d’assurance vie

Le meilleur contrat d’assurance vie est aussi celui qui répond parfaitement à vos objectifs d’investissement. Cela peut être particulièrement difficile avec un seul contrat lorsque l’on a plusieurs projets très différents à financer. C’est pourquoi ouvrir un deuxième contrat ou même une troisième assurance-vie peut être une très bonne idée pour gérer au mieux son patrimoine.

Il est en effet tout à fait judicieux d’ouvrir autant de contrats d’assurance vie que l’on a de projets à financer. Cela permettra d’autant mieux de cibler son allocation d’actifs à son projet et à l’horizon d’investissement qui l’accompagne.

Dispatcher son patrimoine entre plusieurs contrats d’assurance vie permet aussi de profiter des points forts des différents contrats proposés aux particuliers. Ainsi, certains affichent des fonds euros plus performants que la moyenne, d’autres permettent d’investir avec un très large choix sur le marché immobilier par exemple ou bien proposent un très vaste panel de trackers, d’autres encore permettent d’opter pour une gestion sous mandat dont les performances passées sont extrêmement intéressantes. L’objectif : aller chercher le meilleur sur chaque contrat ! Cumuler les avantages de chaque assurance vie en multipliant les contrats peut faire une réelle différence dans la gestion de votre patrimoine.

Il est également judicieux, dans une logique de transmission, de multiplier les contrats d’assurance-vie. Par exemple, en ouvrant un contrat pour chaque bénéficiaire, vous éviterez que chacun des bénéficiaires sache ce que vous avez légué à l’autre, ce qui peut être salvateur si tout le monde ne se voit pas attribuer la même somme. En outre, vous pourrez aussi avoir intérêt à ouvrir un ou plusieurs autres contrats après 70 ans car, à ce moment, comme nous l’avons vu précédemment, la fiscalité des versements change et vous aurez peut-être intérêt pour vous y retrouver à mettre en place cette technique.

Pourquoi il est crucial de bien choisir son contrat la difficile transférabilité du contrat d’assurance vie

Attention, un contrat d’assurance vie n’est pas transférable et l’on ne peut donc pas ouvrir un nouveau contrat en transférant les avoirs détenus sur un ancien contrat. Il faut ainsi fermer l’ancien contrat pour pouvoir transférer les fonds et perdre au passage les éventuels avantages fiscaux.

La loi Pacte s’était donné pour objectif d’assouplir cette règle mais les conditions de transférabilité d’un contrat d’assurance vie sont pour le moins restreintes. De fait, un contrat d’assurance-vie ne peut être être transféré que s’il s’agit du même assureur et à condition que le nouveau contrat soit plus récent que le précédent.

Le cas particulier de l’assurance vie au Luxembourg

Les contrats d’assurance vie luxembourgeois offrent une forte garantie de capital, la possibilité de placements sur une gamme de supports plus étendue qu’en France et l’opportunité d’avoir des contrats assurance-vie en euros mais aussi dans d’autres devises comme le dollar ou le franc suisse, par exemple. Le Luxembourg propose également des contrats sur mesure en fonction des aspects juridiques et fiscaux du pays de résidence du souscripteur.

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*Rendement 2018 du fonds en euros, net des frais de gestion, brut des prélèvements sociaux, tel que publié par l’assureur

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