Prêt immobilier : quelle tendance pour 2020 après la crise du Covid-19 ?

Le 13 juillet 2020

Le marché immobilier a été fortement impacté par la crise du Covid-19 avec une baisse du nombre de transactions de 30 % en moyenne sur toute la France. Pour autant, les effets temporaires du confinement devraient se dissiper rapidement à partir du mois de juillet.

Quels sont les impacts du Covid-19 sur l’emprunt immobilier ?


La crise du coronavirus a ébranlé le secteur immobilier. Pendant cette période, dans le neuf, de nombreux chantiers de construction ont été interrompus, ce qui devrait entraîner des retards dans la livraison des projets en cours. L’engagement de nouveaux programmes risque également d’être reporté tant que la situation sanitaire et économique ne s’est pas stabilisée. Alors qu’une récente enquête menée par SeLoger et l’Observatoire du Moral Immobilier (OIM) montre que 13 % des futurs acheteurs se tourneront vers le marché immobilier neuf, le Baromètre LPI-SeLoger fait ressortir une hausse des prix dans les grandes villes.

Dans l’ancien, les zones qui étaient tendues avant l’apparition du virus le sont toujours. Par conséquent, les prix continuent de progresser.

De manière générale, le confinement a été l’occasion pour de nombreux ménages de revoir leur mode de vie et d’adapter leur projet d’achat immobilier pour essayer d’obtenir le meilleur taux selon son profil.

Hausse des taux immobiliers par rapport aux mois précédents




Dans ce contexte, les conditions d’obtention d’un prêt se sont resserrées en raison de la hausse des taux d’emprunt et de la baisse du taux d’usure.

Après deux années à un niveau bas, les taux de crédit ont un peu augmenté. En mai 2020, le taux moyen toutes durées et marchés (ancien et neuf) confondus s’élevait à 1,25 %, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, contre 1,18 % au mois d’avril. La pilule est difficile à avaler pour les ménages dont le pouvoir d’achat a été impacté par la crise. Heureusement, les conditions d’emprunt sont plus favorables au mois de juin, les taux diminuant sur l’ensemble des durées d’emprunt supérieures à 10 ans.

Baisse du niveau des taux d’usure applicables au crédit immobilier

Pour rappel, en France, les taux des crédits immobiliers ne peuvent pas dépasser certains plafonds, baptisés « taux d’usure », une réglementation qui vise à protéger les emprunteurs les plus modestes. Depuis 2017, ces seuils ont continuellement baissé, à 2,40 % pour les prêts de 10 à 20 ans, à 2,51 % pour les prêts sur 20 ans et plus. Cette baisse s’est accentuée depuis la fin de l’année 2019 et les recommandations émises par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) d’appliquer plus strictement la règle des 33 % d’endettement. Désormais, les banques ont tendance à se concentrer uniquement sur les meilleurs dossiers et à délaisser les autres profils d’emprunteurs.

Les banques prennent moins de risques et prêtent moins d’argent

Depuis la fin 2019, le HCSF incite les établissements bancaires à respecter des critères d’octroi strictes : ne pas prêter sur une durée supérieure à 25 ans et limiter à 33 % le taux d’endettement des emprunteurs pour la plupart des crédits accordés. Cette mesure exclut ainsi les investisseurs qui sont déjà propriétaires de leur résidence principale et ont des crédits en cours ainsi que les ménages modestes qui ont besoin de s’endetter davantage pour faire face à la hausse des prix de l’immobilier. Entre janvier et mai, le courtier VousFinancer précise que 6,6 % des demandes de prêts immobiliers ont été refusées, contre 5,4 % sur la même période en 2019.

Prêt immobilier : quelle tendance pour les prochains mois ?

Selon plusieurs courtiers, compte tenu des derniers barèmes et de la nécessité de relancer le marché immobilier après deux mois d’interruption, la politique de taux bas devrait se maintenir dans les prochains mois. Les banques semblent rassurées par les annonces de la BCE qui s’est engagée à les soutenir pour le financement de la reprise économique.

Les professionnels du secteur s’attendent à une reprise progressive de l’activité à partir de 2021. Cette hypothèse devrait se confirmer ou non à la rentrée en fonction de la façon dont les établissements auront été capables de libérer des capacités de financement. De son côté, la Banque de France, dans une note publiée début juin, s’attend à un retour à la normale à partir de juillet 2020.

Source des images : Freepik 

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