L’assurance vie est l’un des placements préférés des Français. À fin janvier 2026, l’encours de l’assurance vie a dépassé les 2 119 milliards d’euros, soit une hausse de +5,1 % sur un an selon France Assureurs. Il faut dire que la baisse des livrets bancaires réglementés, alors même que le rendement du fonds euros se maintient, a poussé de nombreux investisseurs vers cette enveloppe d’épargne. De plus, l’assurance vie constitue un placement particulièrement adapté au financement de projets de moyen et long terme, tout en permettant de bénéficier d’avantages fiscaux attractifs.
Pour autant, ce placement n’est pas totalement dénué de risques. L’assurance vie est-elle risquée ? Peut-on subir une perte en capital avec une assurance vie ? Quels sont les risques de l’assurance vie auxquels un épargnant peut être exposé ?
Avant d’investir, il est important de comprendre ces différents risques, qu’il s’agisse de la perte en capital sur les unités de compte, du risque d’érosion lié à l’inflation sur le fonds euros, ou encore de certains risques plus spécifiques liés au contrat lui-même. Heureusement, dans la plupart des cas, ces risques peuvent être réduits ou maîtrisés grâce à quelques bonnes pratiques. Voici tout ce qu’il faut savoir.
Peut-on perdre de l’argent avec une assurance vie ? L’essentiel à retenir
Oui, mais cela dépend du support choisi. Le capital est garanti sur les fonds en euros (hors inflation), mais les supports en unités de compte peuvent subir des fluctuations et entraîner une perte en capital. Les principaux risques de l’assurance vie sont donc le risque de perte en capital sur les unités de compte, le risque d’inflation pour les fonds euros, le risque de défaillance de l’assureur, le risque de déshérence et, plus rarement, le risque de blocage temporaire des retraits prévu par la loi Sapin 2.
Fonds euros assurance vie : quels risques pour l’épargnant ?
L’assurance-vie comporte un fonds euros, majoritairement investi en obligations et garanti en capital, qui permet à tout moment de retrouver intactes les sommes déposées sur ce placement sans risque.
Attention cependant car le faible rendement de cette poche sécurisée pourrait vous faire perdre de l’argent si l’on tient compte de l’inflation. Il faut en effet que la performance du fonds euros soit supérieur à l’inflation. Ainsi, en 2023, la hausse constatée sur le rendement des fonds euros n’a pas permis au fonds euros classique d’afficher un rendement moyen annuel supérieur au taux de l’inflation qui s’est établi à 4,9 % en France cette année-là. En revanche, avec une inflation en moyenne annuelle de +2,0 % en 2024, puis 0,9 % en 2025 le fonds euros a affiché ces deux dernières années un rendement ajusté à l’inflation positif, rendant ce placement plus attractif, surtout dans un contexte de baisse du rendement des livrets bancaires et notamment du livret A et du LDDS.
Mais investir sur un placement en espérant qu’il fasse mieux que l’inflation devrait vous inciter à songer au coût d’opportunité. Cet argent investi sur un fonds euros n’est pas investi sur un placement plus performant. Alors même qu’il pourrait vous rapporter environ 9 % par an en moyenne mais avec un risque de perte en capital. C’est le rendement annualisé de l’indice MSCI World depuis sa création, un indice boursier que regroupe plus de 1 000 actions du monde entier. Le fonds euros est un bon placement pour sécuriser son épargne, mais le manque à gagner en investissant en fonds euros plutôt que sur les marchés boursiers doit vous inciter à diversifier vos placements. Les supports en unités de compte doivent donc être impérativement envisagés pour vos investissements de long terme avec une proportion d’UC à définir en fonction de votre aversion au risque.
Unités de compte assurance vie : quels risques pour l’épargnant ?
L’assurance vie permet aussi d’investir sur les supports en unités de compte qui comportent elles un risque de perte en capital. En effet, l’assureur s’engage sur le nombre d’unités de compte mais en aucun cas sur leurs valeurs qui varient à la hausse comme à la baisse au gré des fluctuations des marchés financiers puisqu’elles peuvent être investies en actions, via des titres vifs, mais aussi des OPCVM et des ETF, en obligations via des fonds, en immobilier via des SCPI, OPCI, SCI, matières premières, etc. Ainsi, la valeur des unités de compte pourra donc être inférieure au cours de la vie du produit à celle lors de la souscription, avec une moins-value latente, voire effective si vous devez récupérer vos fonds à un moment peu favorable. Ainsi, à la question : « est-il possible de perdre de l’argent avec une assurance vie ? », la réponse est oui.
Mais d’abord, il convient de rappeler que le rendement potentiel d’un placement est lié au risque. Plus un placement est risqué, plus celui-ci affiche une performance potentielle élevée. À l’inverse, moins un placement est risqué, moins la performance sera élevée. Il est donc nécessaire, en cas d’investissement de long terme, de prendre un peu de risque pour espérer valoriser son capital dans la durée. En outre, plus votre horizon d’investissement sera long, plus le risque de perte en capital sera faible car la probabilité d’avoir un investissement négatif décroît avec l’augmentation de la durée du placement. Notez enfin que le capital peut être progressivement sécurisé au fur et à mesure que votre horizon d’investissement se rapproche en basculant les plus-values réalisées sur le fonds euros.
Défaillance de l’assureur vie : quels risques pour l’épargnant ?
Parmi les risques qui pèsent sur l’assurance vie, on pourra également citer le risque de défaillance de l’assureur, autrement dit la faillite de l’assureur. Mais cette situation est assez peu probable, particulièrement si vous avez choisi un contrat d’un assureur connu, reconnu et fiable.
Rappelons également qu’en cas de faillite d’un assureur, le Fonds de Garantie des Assurances à la Personne (FGAP) garantit une protection aux assurés et pourra ainsi verser jusqu’à 70 000 euros par déposant et par société d’assurance (90 000 euros en cas de versement de rente viagère) et le double en cas de co-souscription. Attention, si vous possédez plusieurs contrats d’assurance-vie de 70 000€ chacun, mais tous chez le même assureur, en cas de faillite de cet assureur vous ne pourrez récupérer que 70 000€. Il peut donc être judicieux, particulièrement si vous êtes averse au risque, de souscrire plusieurs contrats d’assurance vie auprès de plusieurs assureurs différents. Multiplier les contrats pour bénéficier d’une garantie optimale des dépôts peut être une bonne idée.
Déshérence assurance vie : quels risques pour l’épargnant ?
Le risque de déshérence est un risque propre à l’assurance vie. Un contrat assurance vie est dit en déshérence lorsqu’au décès de l’assuré le bénéficiaire est introuvable et dans ce cas les fonds restent bloqués et la transmission du capital s’en retrouve entravée. L’assureur est tenu au décès de l’assuré de retrouver les bénéficiaires pour leur transmettre les fonds détenus sur le contrat. S’il ne parvient pas à retrouver les bénéficiaires au bout de 10 ans les sommes non versées aux bénéficiaires sont transférées à la Caisse des Dépôts et Consignations. Au bout de 20 ans les sommes non réclamées auprès de la Caisse des dépôts et consignations sont versées à l’État
Il est donc particulièrement important de désigner correctement les bénéficiaires de son assurance vie, et de les informer de leur statut pour faciliter la procédure de transmission du capital, et si besoin de modifier les bénéficiaires de son assurance vie (par exemple si le bénéficiaire décède avant l’assuré).
Blocage des fonds assurance vie : quels risques pour l’épargnant ?
L’assurance vie est aussi confronté à un risque bien spécifique : le blocage des fonds. Depuis 2016 et l’entrée en application de la loi Sapin 2, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), sur proposition de la Banque de France, peut en cas de risque systémique geler de manière temporaire les contrats d’assurance vie. Cependant, ce gel des contrats ne peut excéder 6 mois, le blocage des fonds étant prévu pour une durée de 3 mois renouvelable une fois si les conditions ayant justifié sa mise en place n’ont pas disparu.
Quels risque pour l’assurance vie ? Résumé en 15 secondes
Les principaux risques de l’assurance vie sont :
- risque de perte en capital sur les unités de compte
- risque d’érosion par l’inflation pour le fonds euros
- risque de défaillance de l’assureur
- risque de déshérence du contrat
- risque exceptionnel de blocage des retraits (loi Sapin 2)
Assurance vie : un placement globalement sûr mais qui comporte certains risques
Comme tout placement financier, l’assurance vie comporte plusieurs risques qu’il convient de bien comprendre avant d’investir. Entre le risque de perte en capital sur les unités de compte, le risque d’érosion du rendement face à l’inflation pour les fonds euros, ou encore des risques plus spécifiques comme la défaillance de l’assureur, la déshérence du contrat ou le blocage temporaire des retraits prévu par la loi Sapin 2, l’épargnant doit adopter une approche informée.
La bonne nouvelle est que ces risques inhérents à l’assurance vie peuvent être réduits, voire évités, grâce à certaines bonnes pratiques : diversification des supports, horizon d’investissement suffisamment long, choix d’un assureur solide et rédaction soignée de la clause bénéficiaire.
Tableau récapitulatif des risques de l’assurance vie et solutions pour y faire face
| Type de risque | Explication | Comment le limiter |
| Perte en capital (UC) | Valeur des unités de compte dépend des marchés | Diversifier et investir sur le long terme |
| Inflation | Le rendement du fonds euros peut être inférieur à l’inflation | Diversifier avec des UC |
| Défaillance de l’assureur | Faillite théorique d’un assureur | Diversifier entre assureurs |
| Déshérence | Bénéficiaire introuvable au décès | Rédiger correctement la clause bénéficiaire |
| Blocage temporaire | Gel possible via la loi Sapin 2 | Risque très exceptionnel |
Il conviendra également, avant d’investir en assurance vie, d’étudier un comparatif meilleure assurance vie afin d’ouvrir le contrat le plus performant et le mieux adapté à son profil d’investisseur. Frais, qualité des supports en unités de compte, rendement du fonds euros ou encore options de gestion pilotée sont autant d’éléments qui peuvent avoir un impact significatif sur la performance et la sécurité de votre placement.
Bien choisie et correctement utilisée, l’assurance vie reste une enveloppe d’épargne particulièrement efficace pour investir sur le long terme, préparer ses projets et organiser la transmission de son patrimoine.
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FAQ Assurance vie : les risques
Oui, mais uniquement sur les unités de compte dont la valeur dépend des marchés financiers. Les fonds euros garantissent le capital mais peuvent vous faire perdre du pouvoir d’achat en cas d’inflation élevée.
L’assurance vie n’est pas un placement unique mais une enveloppe qui peut contenir des supports sécurisés ou risqués. Le niveau de risque dépend donc de la proportion de fonds euros et d’unités de compte.
Le capital est garanti par l’assureur, mais le rendement peut être inférieur à l’inflation, ce qui entraîne une perte de pouvoir d’achat.
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