Livret épargne Distingo à 4,50% pendant 3 mois + 80€ offerts*
Impôts 2026 : les 7 changements fiscaux à connaître absolument

Impôts 2026 : les 7 changements fiscaux à connaître absolument

La campagne de déclaration de revenus s’ouvre le jeudi 9 avril 2026. Vous vous demandez quand payez vos impôts ? Les contribuables devront rendre leur déclaration des revenus 2025 du 21 mai 2026 au 4 juin 2026, la date variant selon le département de la résidence principale et le fait de rendre une déclaration papier ou internet.

Découvrez dans cet article les nouveautés 2026 de la déclaration de revenus. Retrouvez nos explications sur 5 changements majeurs de la déclaration des revenus 2025 pour remplir correctement votre déclaration des revenus en 2026.

Le nouveau barème de l’impôt sur le revenu

banniere Yomoni

Comme tous les ans, le barème de l’impôt sur le revenu a été revalorisé pour tenir compte de l’inflation.

Ainsi, le barème de l’IR (impôt sur le revenu) a été revalorisé cette année de +0,9 %.

Pour rappel, le barème progressif, avec ses tranches marginales de référence, prend en compte le revenu fiscal de référence du foyer fiscal et le quotient familial.

Le nouveau barème progressif de l’impôt sur le revenu 2026

Montant des revenus Taux d’imposition
Jusqu’à 11 600€ 0 %
11 601 € à 29 579€ 11 %
29 580€ à 84 577€ 30 %
84 578€ à 181 917€ 41 %
Au-dessus de 181 917€ 45 %

Cette mesure permet avec l’inflation d’éviter une hausse de l’impôt sur le revenu pour des millions de foyers et permettra à 200 000 foyers non imposables de le rester.

Bon à savoir : il est possible de faire baisser son revenu imposable en déduisant de ce dernier les versements effectués sur un Plan Epargne Retraite (PER) dans la limite d’un plafond correspondant à environ 10 % de ses revenus. Vous pouvez ainsi souscrire à l’un des meilleurs PER du marché, dont fait partie le PER Yomoni Retraite + qui permet de choisir parmi 3 profils de risque différents, en ETF ou multi-actifs, avec un historique de performance très attractif.

banniere Yomoni

Le maintien de la CEHR et la CDHR

À l’impôt sur le revenu s’ajoute une Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus (CEHR), une surtaxe qui concerne les contribuables dont le revenu fiscal de référence de l’année excède 250 000 € pour les contribuables seuls ou 500 000 € pour les contribuables mariés ou pacsés soumis à une imposition commune. Son taux varie selon le revenu fiscal de référence et la composition du foyer fiscal.

Barème de la Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus (CEHR)

Fraction de revenu fiscal de référence Taux pour une personne seule Taux pour un couple soumis à imposition commune
Jusqu’à 250 000 € 0 % 0 %
Entre 250 001 € et 500 000 € 3 % 0 %
Entre 500 001 € et 1 000 000 € 4 % 3 %
Plus de 1 000 000 € 4 % 4 %

Fonctionnement de la CDHR

La Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus (CDHR) qui concerne elle aussi les foyers fiscaux les plus aisés, si elle avait été présentée l’an dernier comme exceptionnelle et temporaire, est maintenue cette année au taux de 20 % « lorsque le déficit public excède 3 % du PIB ». Notez aussi que l’assiette de la CDHR est alignée sur l’assiette de la CEHR (Contribution Exceptionnelle des Hauts Revenus), soit le revenu fiscal de référence.

Adoptée dans le Budget 2025 et reconduite dans le budget 2026, la CDHR s’applique en effet aux ménages disposant d’un revenu fiscal annuel supérieur à 250 000 euros pour une personne seule et 500 000 euros pour un couple. Ils devront cette année payer un impôt moyen d’au moins 20 % de leurs revenus 2025 et, si ce n’est pas le cas, devront payer une contribution différentielle pour atteindre ce seuil.

Consulter également notre article Comment réduire vos impôts grâce à vos enfants

La hausse de la Flat tax

banniere Yomoni

La fiscalité des placements financiers s’est alourdie avec la hausse de la CSG sur les revenus du capital, passée de 9,2 % à 10,6 %. Cette augmentation porte désormais la flat tax globale de 30 % à 31,4 %, en intégrant l’impôt forfaitaire de 12,8 % et les prélèvements sociaux de 18,6 %.

Cette hausse concerne la plupart des revenus du capital : intérêts, dividendes, plus-values mobilières ou encore comptes-titres ordinaires. Concrètement, les investisseurs conservent une part plus faible de leurs gains nets après fiscalité, ce qui réduit légèrement le rendement réel des placements financiers taxés au PFU.

Tableau récapitulatif de l’augmentation de la fiscalité du capital

Revenus du capital concernés Fiscalité avant Fiscalité après
Flat tax (PFU) 30 % 31,4 %
Prélèvements sociaux 17,2 % 18,6 %
Impôt forfaitaire 12,8 % 12,8 %

Certaines enveloppes fiscales restent toutefois partiellement protégées. L’assurance vie conserve notamment son régime spécifique et n’est finalement pas concernée par cette hausse de la flat tax, ce qui préserve son attractivité pour les investisseurs de long terme.

Le commentaire de Clémence :

En pratique, aucune démarche particulière n’est nécessaire : il suffit de contrôler que les montants figurant sur votre imprimé fiscal unique (IFU), transmis par votre banque ou votre courtier, correspondent bien aux informations déjà préremplies sur votre déclaration de revenus. En cas d’erreur ou d’écart, vous devrez les modifier manuellement.

Pour réduire sa taxation face au durcissement de la fiscalité, il devient primordial de mettre en place une stratégie patrimoniale adaptée. Yomoni, acteur majeur de l’épargne en ligne, permet grâce à l’outil fiscalité de Yomoni d’identifier pour vous les leviers d’optimisation possibles, en téléchargeant simplement votre avis d’imposition.

banniere Yomoni

La double hausse du LMNP

Les loueurs en meublé non professionnels (LMNP), notamment dans la location touristique, subissent depuis 2025 un net alourdissement de leur fiscalité. La loi de finances pour 2025 et la loi Le Meur ont en effet réduit les avantages du régime micro-BIC tout en augmentant parallèlement les prélèvements sociaux via la hausse de la CSG.

Les propriétaires de meublés non classés dont les revenus locatifs annuels ne dépassent pas 15 000 € bénéficient désormais d’un abattement forfaitaire de seulement 30 %, contre 50 % auparavant. Pour les meublés classés et chambres d’hôtes, l’abattement passe de 71 % à 50 % pour des recettes allant jusqu’à 77 700 €.

Source image : Freepik

Évolution de la fiscalité de la location meublée

Type de location meublée Ancien abattement Nouvel abattement
Meublé non classé 50 % 30 %
Meublé classé / chambre d’hôtes 71 % 50 %

Concrètement, les loueurs concernés seront imposés sur une part beaucoup plus importante de leurs recettes locatives, avec jusqu’à 20 ou 21 points de revenus supplémentaires soumis à l’impôt. À cela s’ajoute la hausse de la CSG, qui porte désormais la flat tax sur les revenus du capital à 31,4 % dans de nombreux cas.

Les LMNP relevant du micro-BIC font donc face à une double hausse : une augmentation de leur base imposable et une hausse des prélèvements sociaux. À noter enfin que le plafond du micro-BIC applicable aux meublés classés sera relevé à 83 600 € entre 2026 et 2028, tandis que celui des meublés non classés reste fixé à 15 000 €.

Déclaration obligatoire des revenus de l’économie collaborative

banniere Yomoni

Avec l’essor des plateformes comme Airbnb, Vinted ou BlaBlaCar, l’administration fiscale surveille désormais de près les revenus issus de l’économie collaborative. Selon la DGFiP, plus de 5 millions de contribuables ont perçu des revenus via ces plateformes ces dernières années.

Dans la majorité des cas, ces sommes sont imposables et doivent être déclarées. Les plateformes transmettent automatiquement les revenus à l’administration fiscale, sauf lorsque le montant total perçu reste inférieur ou égal à 2 000 euros ET que le nombre de transactions ne dépasse pas 30 par an. Cette dérogation ne dispense toutefois pas le contribuable de vérifier et compléter sa déclaration si nécessaire.

La vente occasionnelle d’objets du quotidien sur Vinted reste généralement exonérée, sauf lorsque le prix de vente dépasse 5 000 euros ou lorsqu’il existe une logique d’achat-revente destinée à générer un profit.

Les revenus issus de locations meublées sur Airbnb sont imposables dès le premier euro, sauf si les recettes tirées de la résidence principale restent inférieures à 760 euros par an. Concernant le covoiturage via BlaBlaCar, les sommes perçues ne sont pas imposables si elles servent uniquement à partager les frais du trajet sans réaliser de bénéfice. En revanche, si l’activité génère un gain réel, les revenus deviennent imposables dans le cadre du régime micro-BIC.

Le commentaire de Clémence :

Dans tous les cas, il appartient au contribuable de contrôler les informations préremplies et de corriger sa déclaration si besoin.

Tableau récapitulatif : seuils de déclaration et d’imposition des revenus des plateformes

Plateforme / activité Déclaration obligatoire Revenus imposables
Vinted – vente occasionnelle d’objets personnels Pas d’obligation si vente non lucrative Non imposable sauf vente > 5 000 € ou activité d’achat-revente
Airbnb – location meublée Oui dès perception de revenus Exonération jusqu’à 760 €/an pour la résidence principale
BlaBlaCar – covoiturage Oui si activité lucrative Non imposable si simple partage des frais
Revenus transmis automatiquement par les plateformes Transmission à la DGFiP sauf si ≤ 2 000 € ET moins de 30 transactions L’imposition dépend de la nature de l’activité

Des réductions d’impôt majorées pour les dons

banniere Yomoni

En 2025, les réductions d’impôts liées aux dons ont été renforcées pour les dons aux associations qui accompagnent les victimes de violences domestiques désormais éligibles à la réduction d’impôts sur les dons destinés aux personnes en difficulté, qui donne droit à une réduction de 75 %.

La loi de finances pour 2026 double le plafond des dons bénéficiant de la réduction d’impôt exceptionnelle de 75 %. Le montant maximal pris en compte passe ainsi de 1 000 € à 2 000 € de versements par foyer fiscal et par an. Cette mesure s’applique de façon rétroactive aux dons réalisés depuis le 15 octobre 2025, correspondant à la présentation du projet de loi de finances, et non uniquement aux versements effectués à partir de 2026. Au-delà de 2 000 euros et pour les autres organismes reconnus d’utilité publique, la réduction d’impôt est de 66 % du montant du don.

Pour mémoire, les dons réalisés en faveur de la Fondation du patrimoine en 2025, ainsi que ceux versés depuis le 15 février 2025 aux fondations dédiées à la sauvegarde du patrimoine religieux des petites communes, continuent également d’ouvrir droit à cette réduction majorée de 75 %, dans la limite de 1 000 € de dons.

Par ailleurs, le dispositif est élargi en 2026 aux versements destinés à la restauration du château de Chambord. Dans ce cas, le plafond des dons ouvrant droit à l’avantage fiscal est également fixé à 1 000 € par foyer fiscal.

La déclaration de l’occupation de leur logement pour les propriétaires

banniere Yomoni

Instaurée en 2023, la déclaration d’occupation des biens immobiliers reste une obligation pour les propriétaires. Son objectif est de permettre à l’administration fiscale de déterminer quels logements restent soumis à la taxe d’habitation ou à la taxe sur les logements vacants. En pratique, aucune mise à jour annuelle n’est requise lorsqu’aucun changement n’est intervenu, la DGFiP appliquant désormais un système de reconduction automatique des informations déjà connues.

Une nouvelle déclaration doit toutefois être effectuée dans plusieurs situations précises :

  • en cas d’achat d’un bien immobilier au cours de l’année 2025 ;
  • en cas de changement de locataire intervenu pendant l’année, en indiquant la date de départ de l’ancien occupant ainsi que les informations concernant le nouveau locataire ;
  • lorsque l’usage du logement évolue, par exemple si un bien précédemment loué devient une résidence principale, ou inversement.

En cas de vente du logement, la démarche incombe normalement au nouveau propriétaire. Il reste néanmoins conseillé de vérifier que le bien vendu n’apparaît plus dans votre espace fiscal parmi vos propriétés.

À noter également une nouveauté pour 2026, une question supplémentaire apparaît désormais au début de la déclaration de revenus : « Au 1er janvier 2026, êtes-vous locataire d’une résidence secondaire ? ». À travers cette évolution, l’administration fiscale cherche à mieux recenser les résidences secondaires afin d’optimiser le recouvrement de la taxe d’habitation, devenue résiduelle.

Découvrez Yomoni

banniere Yomoni

Article sponsorisé

Toutes nos informations sont, par nature, génériques. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle et ne constituent en aucune façon des recommandations personnalisées en vue de la réalisation de transactions et ne peuvent être assimilées à une prestation de conseil en investissement financier, ni à une incitation quelconque à acheter ou vendre des instruments financiers. Le lecteur est seul responsable de l’utilisation de l’information fournie, sans qu’aucun recours contre la société éditrice de Cafedelabourse.com ne soit possible. La responsabilité de la société éditrice de Cafedelabourse.com ne pourra en aucun cas être engagée en cas d’erreur, d’omission ou d’investissement inopportun.