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Hausse des impôts 2026 : ce qui change pour vous

Hausse des impôts 2026 : ce qui change pour vous

Le budget 2026 a été définitivement adopté. Dans un contexte de déficit public élevé et de contraintes budgétaires fortes, le gouvernement a tranché : il n’y aura pas de hausse massive et généralisée de l’impôt sur le revenu (IR), mais plusieurs ajustements ciblés vont bel et bien modifier la fiscalité des particuliers.

Revalorisation du barème de l’IR, hausse des prélèvements sociaux impactant la flat tax, maintien et pérennisation de contributions spécifiques sur les hauts revenus : les changements sont techniques, mais leurs effets peuvent être bien réels selon votre profil fiscal. En parallèle, certaines mesures plus radicales, comme la taxation du patrimoine « improductif » ou la taxe Zucman, ont finalement été écartées.

Dans cet article, nous détaillons ce qui change concrètement en 2026, qui est concerné et combien ces mesures pourraient rapporter à l’État, afin que vous puissiez anticiper leur impact sur votre imposition et ajuster, si nécessaire, votre stratégie patrimoniale.

Impôt sur le revenu : barème revalorisé, combien allez-vous payer en 2026 ?

Qu’est-ce  que l’indexation de 0,9 % du barème de l’impôt sur le revenu ?

La loi de finances 2026 prévoit en définitive, comme chaque année, une indexation des limites des tranches du barème de l’IR, afin de compenser partiellement l’inflation. Concrètement, les seuils de revenus associés aux tranches sont relevés de 0,9 %.

Cette mesure vise à limiter les effets inflationnistes sur la fiscalité des ménages, même si elle reste inférieure aux hausses de prix que certains foyers subissent.

Barème de l’impôt sur les revenus 2026 (revenus touchés en 2025)

Tranches de revenus Taux d’imposition de la tranche de revenus
De 0 € à 11 600 € 0 %
De 11 601 € à 29 579€ 11 %
De 29 580€ à 84 577€ 30 %
De 84 578€ à 181 917€ 41 %
Au-delà de 181 917€ 45 %

Qui est concerné ?

Tous les contribuables sont concernés par cette revalorisation.

Parmi les bénéficiaires, on peut noter une protection partielle de certains foyers : les modalités de la revalorisation visent à limiter le nombre de contribuables qui pourraient « basculer » dans une tranche supérieure à cause de l’inflation.

Combien ça coûte ?

L’impact financier de cette indexation pour l’État est significatif : autour de 3,5 milliards d’euros de manque à gagner selon les derniers chiffrages.

En revanche, certains foyers pourraient voir leur imposition augmenter, car leurs revenus augmentent avec l’inflation sans que l’indexation ne compense intégralement cette hausse.

Hausse de la flat tax : à combien vos gains vont-ils être taxés ?

Hausse de la flat tax : qu’est-ce que c’est ? À combien va-t-elle s’élever ?

La flat tax, ou prélèvement forfaitaire unique de 30 % a été créé avec la loi Pacte en 2018. Il permet aux particuliers de bénéficier d’une taxation de leurs gains sur leurs revenus mobiliers de 30 % (12,8 % d’impôt / 17,2 % de prélèvements sociaux).

La flat tax s’applique sur tous les revenus du patrimoine : intérêts des livrets bancaires fiscalisés et des comptes à terme, mais aussi des comptes et plans épargne-logement, et bien sûr revenus issus des obligations, revenus tirés des dividendes, des plus-values de cessions de valeurs mobilières, etc. La flat tax ne s’applique pas en revanche aux livrets de l’épargne réglementée que sont le Livret A, le LDDS, le Livret Jeune, le Livret d’épargne populaire.

À noter : il reste possible, si cela est plus avantageux pour le contribuable, de conserver en lieu et place de la flat tax une taxation au barème de l’impôt sur le revenu + prélèvements sociaux.

Le budget 2026 entraîne une augmentation des prélèvements sociaux (PS), passant de 17,2 % à 18,6 %, en raison d’une hausse de la CSG passant de de 9,2 % à 10,6 %. Or, ces prélèvements sociaux sont intégrés dans la flat tax et de ce fait, même si le taux d’impôt sur le revenu (12,8 %) reste inchangé, la hausse de la part sociale renchérit mécaniquement l’imposition totale des revenus du capital. La flat tax passe donc à 31,4 %.

Notez que si une hausse de la flat tax impacte les épargnants et investisseurs, elle impacte aussi également les entrepreneurs qui ont fait le choix de se rémunérer essentiellement avec des dividendes (soumis à la Flat Tax).

Attention : si tous les revenus du capital sont soumis au PFU (prélèvement forfaitaire unique), l’augmentation de la flat tax ne concerne pas tous les placements financiers. Sont en effet exemptés de la hausse de la flat tax l’assurance vie et les placements de l’épargne réglementée.

Qui est impacté par la hausse de la flat tax ?


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La hausse de la flat tax concerne tous les épargnants et investisseurs dont les placements subissent la hausse de la CSG.

Tableau récapitulatif du taux de la flat tax par produit financier

Placement Taux de flat tax
Assurance vie 30 %
PEL, CEL 30 %
Livret bancaire fiscalisé 31,4 %
CAT 31,4 %
Crypto monnaies 31,4 %
PER 31,4 %
PEA Exonération d’impôt et taxation à 18,6 % de PS
CTO 31,4 %

Commentaire de Clémence sur les mesures portant sur le PER:

Si le PER n’est pas épargné par la hausse de la CSG, en revanche, la loi de finance 2026 prévoit une extension du délai de report des plafonds de déduction non utilisés et vous pouvez désormais cumuler jusqu’à 5 années de plafonds contre 3 auparavant.

Cette hausse de la flat tax est applicable aux revenus perçus en 2025 et déclarés en 2026, selon le principe de la petite-rétroactivité fiscale.

Hausse de la flat tax : combien ça rapporte ?

Selon les dernières estimations, la hausse de la CSG devrait apporter environ 2,5 milliards d’euros supplémentaires à l’État.

CEHR, CDHR : focus sur l’imposition des plus hauts revenus

La CEHR (Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus), mise en place par Sarkozy et qui bénéficie cette année d’un nouveau barème, ainsi que la nouvelle CDHR (Contribution Différentielle des Hauts Revenus), devraient s’appliquer jusqu’à ce que le déficit public repasse sous la barre des 3 %.

CEHR, CDHR : qu’est-ce que c’est ?

La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus est une ponction s’ajoutant à l’impôt sur le revenu.

Barème de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus

Fraction de revenu fiscal de référence Taux pour une personne seule Taux pour un couple soumis à imposition commune
Jusqu’à 250 000 € 0 % 0 %
Entre 250 001 € et 500 000 € 3 % 0 %
Entre 500 001 € et 1 000 000 € 4 % 3 %
Plus de 1 000 000 € 4 % 4 %

La CDHR est pérennisée au taux de 20 % . Cette contribution vise donc à assurer une imposition minimale de 20 % des plus hauts revenus.

Notez aussi que l’assiette de la CDHR est alignée sur l’assiette de la CEHR, soit le revenu fiscal de référence.

CEHR, CDHR : qui est concerné ?

Sont concernés par la contribution différentielle sur les hauts revenus et la contribution différentielle sur les hauts revenus les personnes dont le revenu fiscal de référence (RFR) dépasse l’un des montants suivants :

  • 250 000 € pour les célibataires, veufs, séparés ou divorcés ;
  • 500 000 € pour les personnes mariées ou pacsées, soumises à imposition commune.

CEHR, CDHR : combien ça rapporte ?

La CEHR a rapporté environ 700 millions d’euros aux recettes de l’État en 2024 selon Le Monde.

Après avoir rapporté 400 millions d’euros en 2025, la CDHR pourrait rapporter seulement 650 millions d’euros en 2026, toujours selon Le Monde, bien loin des 1,65 milliard initialement prévus.

Loi de finance 2026 : les mesures abandonnées

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L’impôt sur la fortune improductive

La transformation de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) en Impôt sur la Fortune Improductive (IFI) visait à taxer différemment les patrimoines jugés « peu contributifs » à l’économie réelle.

Son assiette devait se limiter aux « biens et actifs non productifs ». On peut par exemple citer les métaux précieux comme l’or, les cryptos, les œuvres d’art, les yachts, mais aussi l’immobilier locatif, le fonds euros de l’assurance vie, etc.

Le taux unique de taxation de 1 %, sans progressivité, aurait forcément engendré des effets de seuil.

Il était prévu un abattement fixe de 1 million d’euros pour la résidence principale (ou un bien au choix du foyer), en remplacement de l’abattement de 30 % sur la résidence principale qui existait avec l’impôt sur la fortune immobilière.

Ainsi, l’assiette taxable devait porter sur le patrimoine (le stock) et non sur les revenus (le flux). Il aurait donc été difficile pour certains foyers de s’en acquitter, sauf à revendre une partie de leur patrimoine.

La Taxe Zucman

La taxe Zucman visait à créer un impôt correspondant à 2 % du patrimoine global (y compris actifs professionnels) des ultra-riches, à savoir les foyers fiscaux possédant plus de 100 millions d’euros de patrimoine, ce qui représente environ 1 800 foyers fiscaux. Cette contribution différentielle ne se serait appliquée que si le montant d’impôts déjà payés par le contribuable avait été inférieur à 2 % de sa fortune.

L’idée est de taxer le stock (et non le flux) sans tenir compte des incidences éventuelles sur le patrimoine de ces ultra-riches qui conduirait pas exemple à l’aliénation forcée d’une partie du patrimoine du contribuable afin de régler sa créance fiscale avec le risque d’illiquidité que cela engendre. Et comment les entreprises dont la valorisation est d’abord fondée sur l’estimation de revenus non pas actuels, mais futurs, avec une forte trajectoire de croissance anticipée et de ce fait bien valorisée pourraient-elles s’acquitter d’un tel impôt ?

Ajoutons à cela les potentielles conséquences de la taxe Zucman sur le comportement des contribuables visés, comme l’exil fiscal ou l’optimisation fiscale qui amoindrirait les recettes fiscales de cette mesure, mais aussi leur vélleité à investir en France, ce qui aura indubitablement eu un impact sur la compétitivité de la France, son attractivité pour les entrepreneurs et sur la croissance du PIB.

Même si ces mesures ont finalement été abandonnées, elles figurent déjà sur les programmes de certains partis politiques et devraient alimenter le débat à l’occasion de la future élection présidentielle.

Impôt des particuliers en 2026 : tout ce qui change en 30 secondes

  • Barème de l’impôt sur le revenu : les tranches sont revalorisées de 0,9 % pour limiter l’effet de l’inflation, ce qui évite une hausse mécanique d’impôt pour certains ménages.
  • Flat tax en hausse : les prélèvements sociaux passent de 17,2 % à 18,6 % (hausse de la CSG) et donc la flat tax grimpe de 30 % à 31,4 % sur la plupart des revenus du capital (hors épargne réglementée et assurance vie).
  • Hauts revenus davantage ciblés : la CEHR reste en place et la CDHR est pérennisée pour garantir un taux minimal d’imposition de 20 % des plus hauts revenus tant que le déficit dépasse 3 % du PIB.
  • Mesures abandonnées : pas d’impôt sur la fortune improductive, pas de taxe Zucman en 2026… mais le débat reste ouvert pour l’avenir.

En résumé : pas de « choc fiscal » généralisé, mais un alourdissement ciblé sur les revenus du capital et les plus hauts revenus.

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Source des images : Freepik

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