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Fiscalité : tout savoir sur les impôts des particuliers en 2026

Fiscalité : tout savoir sur les impôts des particuliers en 2026

À quoi servent les impôts ? À combien s’élèvera votre facture à l’administration fiscale en 2026 ? Impôt sur le revenu, impôt sur la fortune immobilière (IFI), droits de succession, fiscalité des revenus du patrimoine et des plus-values, voici un tour d’horizon de la fiscalité du contribuable français en 2026. Découvrez notre guide complet 2026 des impôts pour les particuliers : barèmes, calcul, réduction et déclarations, pour savoir précisément combien vous payerez et comment optimiser votre fiscalité.

À quoi servent les impôts ?

Peut-être vous demandez-vous : pourquoi y a-t-il des impôts et que fait l’État de tout cet argent ?  D’où vient l’argent public ? Les impôts et taxes servent à financer les missions de l’État et du service public comme l’éducation des enfants, la défense du pays, l’exercice de la justice, mais aussi et surtout l’accès aux soins pour tous, le versement des retraites et les aides aux plus démunis. D’ailleurs, la protection sociale (retraites, santé, famille, chômage, aides au logement et autres solidarités) représentent plus de 56 % des dépenses publiques. La charge de la dette représente plus de 35 % des dépenses publiques.

L’impôt sur le revenu est l’un des volets du système de redistribution à la française. Les plus riches s’acquittent de l’impôt sur le revenu tandis que les moins aisés touchent des prestations sociales (prestations familiales, allocations logement, minima sociaux et prime d’activité). Ces prestations sociales contribuent pour deux tiers de la réduction des inégalités tandis que l’impôt sur le revenu y contribue pour un tiers.

Mais retenez que l’impôt sur le revenu représente seulement 7 % du total des impôts et taxes payés par les Français.

Quels sont les impôts et taxes prélevés par l’État ?

On peut alors se demander quels sont les différents impôts et taxes auxquels sont soumis les particuliers et les entreprises qui permettent à l’État de remplir ses différentes missions. Outre l’impôt sur le revenu, l’État peut compter sur les cotisations sociales, principale source de recettes (34,5 % des prélèvements obligatoires), la Contribution Sociale Généralisée et Prélèvements sociaux (14,5 %), la TVA (la Taxe sur la Valeur Ajoutée représente 16,5 % des prélèvements obligatoires), mais aussi l’impôt sur les sociétés (4,6 % des prélèvements obligatoires), la taxe foncière (3,4 % des prélèvements obligatoires), accises et autres taxes sur les énergies (3,1 % des prélèvements obligatoires) et d’autres contributions fiscales ainsi que des recettes non fiscales.

À retenir : les prélèvements obligatoires (impôts, cotisations et taxes) restent les principales ressources publiques. En France, en 2024, ils représentent 1 251 milliards d’euros, soit 42,8 % du PIB.

Impôt sur le revenu 2026 : calcul, barème et exemples concrets

Les particuliers paient l’impôt sur le revenu en fonction des revenus et du nombre de parts de leur foyer fiscal. Un barème progressif s’applique selon le revenu par part dont vous trouverez le détail ci-dessous.

Barème de l’impôt sur le revenu 2026

Montant des revenus Taux d’imposition
Jusqu’à 11 600€ 0 %
11 601€ à 29 579€ 11 %
29 580€ à 84 577€ 30 %
84 578€ à 181 917€ 41 %
Au-dessus de 181 917€ 45 %

Le budget 2026 a prévu une revalorisation de 0,9 % du barème de l’impôt sur le revenu, une majoration destinée à tenir compte de l’inflation afin que les particuliers ne paient pas plus d’impôts à revenus constant.

Notez que tous les autres dispositifs fiscaux bénéficiant de plafonnement (quotient familial, pensions alimentaires versées aux enfants…) sont également revalorisés à hauteur de 0,9 %.

Avec ce système, plus les revenus sont élevés, plus le taux d’imposition qui s’applique sur ces revenus l’est aussi.

Prenons un exemple pour bien comprendre le fonctionnement du barème progressif.

Ainsi, imaginons que vous soyez un couple avec deux enfants dont l’un des conjoints gagne 60 000€ nets par an et l’autre 30 000€ nets par an. Le montant des revenus s’élève donc à 90 000 euros à diviser par 3 parts (2X1 part pour chaque adulte + 2X ½ part pour chaque enfant), ce qui correspond à 30 000 euros. La tranche marginale d’imposition de ce foyer fiscal est donc, si nous nous rapportons au tableau ci-dessus, à 30 %. Mais cela ne veut pas dire que le foyer fiscal paie 30 % sur l’ensemble de ses revenus.

Pour les revenus allant jusqu’à 11 600€, il ne paie pas d’impôt, il paie ensuite 11 % d’impôt sur les revenus allant de 11 601€ à 29 579€, et 30 % d’impôt sur les revenus allant de 29 580€ à 30 000€. Mais en réalité, ce n’est pas si simple. En effet, ce principe de quotient familial est plafonné. Pour cette année 2026, le plafond est fixé à 1 807 euros pour la demi-part de chaque enfant. Un couple marié avec deux enfants peut donc déduire au maximum 3 614 euros d’impôt sur le revenu.

On le voit bien, le calcul de l’impôt sur le revenu est particulièrement complexe. C’est pourquoi le Ministère de l’économie et des finances met à votre disposition un simulateur de calcul de l’impôt sur les revenus.

Qui paie l’impôt sur le revenu en France ?

On comprend donc au vu du barème progressif appliqué, que tous les Français ne paient pas l’impôt sur le revenu. Alors, quels particuliers sont imposés et quels sont ceux qui ne le sont pas ? Tous les foyers fiscaux dont le revenu inférieur est à 11 600€ par part ne sont pas redevables de l’impôt sur le revenu. D’ailleurs, c’est moins de la moitié des foyers fiscaux français qui sont imposables (45 % environ pour ces dernières années) alors que l’impôt sur le revenu était payé par la majorité des Français entre les années 75 et 85 (60 % à 65 % des foyers fiscaux étaient alors concernés).

Barème de l’impôt sur le revenu 2026 : calcul et exemples concrets

Historique récent du barème de l’impôt sur le revenu

Avec la loi de finances 2020, les tranches du barème de l’impôt sur le revenu ont été profondément modifiées. Deux éléments clés ont entraîné une baisse des impôts significative pour de nombreux ménages imposables, soit environ 12 millions de foyers fiscaux : le taux d’imposition de 14 % qui passe à 11 % et la diminution des seuils de revenus des tranches d’imposition à 30 et 41 % (27 794 € à 25 659 € pour la première tranche et de 74 517 € à 73 369 € pour la deuxième, ces tranches ont évolué depuis pour prendre en compte l’inflation). À noter : les foyers plus aisés n’ont profité d’aucune baisse d’impôt (tranche marginale à 41 % ou 45 %).

Revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu en 2026

En 2021 puis en 2022, 2023, 2024, 2025 et finalement 2026, ces tranches ont été conservées mais ont été réévaluées et augmentées pour tenir compte notamment de l’inflation, très forte ces dernières années.

Le quotient familial a également été revalorisé en 2026. Pour le premier et deuxième enfant, la réduction d’impôt procurée par demie-part supplémentaire s’élève désormais à 1 807 euros et la réduction d’impôt procurée par quart de part supplémentaire s’élève à 903,5 euros.

Notez aussi que le plafond de déduction des pensions alimentaires versées à des enfants majeurs est revalorisé à 4 039 euros. Aucun justificatif n’est nécessaire. D’autres dépenses comme les frais de scolarité ou de santé peuvent être déduites pour leur montant réel et avec justificatifs, la déduction totale est limitée à 6 794 € par enfant. Il paraît donc plus avantageux financièrement de déduire une pension alimentaire pour vos enfants majeurs plutôt que de les inclure dans votre foyer fiscal comme étant à charge.

La taxe sur les « hauts revenus » est maintenue pour l’année 2026. En conséquence, les contribuables célibataires dont le revenu fiscal de référence dépasse les 250 000€ et les 500 000€ doivent payer cette taxe sur « les hauts revenus » supplémentaire, avec un nouveau barème en 2026. Pour les couples, les seuils de déclenchement sont à 500 000€ et 1 000 000€. Cette taxe sera maintenue jusqu’à l’imposition des revenus de l’année au titre de laquelle le déficit public des administrations publiques deviendra nul.

Barème de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus

Fraction de revenu fiscal de référence Taux pour une personne seule Taux pour un couple soumis à imposition commune
Jusqu’à 250 000 € 0 % 0 %
Entre 250 001 € et 500 000 € 3 % 0 %
Entre 500 001 € et 1 000 000 € 4 % 3 %
Plus de 1 000 000 € 4 % 4 %

La loi de finance 2026 a aussi maintenu la contribution différentielle sur les hauts revenus. Les personnes dont le revenu fiscal de référence dépasse les 250 000€ et les 500 000€ doivent payer un impôt moyen d’au moins 20 %. Si tel n’est pas le cas, elles devront s’acquitter d’une contribution différentielle pour atteindre ce seuil.

Comment remplir sa déclaration d’impôt 2026 ? Étapes et conseils

Le prélèvement à la source est le mode de recouvrement de l’impôt sur le revenu depuis six ans déjà. Attention, cela ne signifie pas la fin de la déclaration de revenus. En effet, que vous payiez des impôts ou non, vous devez obligatoirement remplir votre déclaration de revenus. La déclaration est pré-remplie par l’administration fiscale avec les informations émanant de votre employeur, de vos intermédiaires financiers (banque, courtier en ligne, etc.) et de vous-même (vous devez en effet signaler tout changement de situation comme une naissance, un décès, un divorce, etc.).

D’un point de vue pratique, soulignons que depuis 2020, l’obligation de déclarer en ligne est généralisée. Vous devez absolument déclarer vos revenus en ligne en 2026 si vous avez déclaré en ligne en 2025. Ainsi, vous ne pouvez rendre une déclaration papier que si vous avez procédé ainsi en 2020, 2021, 2022, 2023, 2024 et 2025 et que votre foyer ne possède pas de connexion Internet.

Comment déclarer ses revenus 2025 en ligne ?

Pour réaliser votre déclaration de revenus, vous devez vous connecter au site wwww.impots.gouv.fr et vous rendre dans votre espace particulier en renseignant votre identifiant ou numéro de télédéclarant et votre mot de passe. Vous n’avez pas encore d’espace particulier pour déclarer vos impôts et vous vous demandez comment créer un espace particulier pour vos impôts ? Chaque contribuable peut créer un espace particulier à l’adresse wwww.impots.gouv.fr pour déclarer ses revenus. Commencez par renseigner votre numéro fiscal à 13 chiffres qui figure sur vos déclarations de revenus, avis d’impôt sur le revenu et d’impôts locaux, etc. Ensuite, vous devrez fournir votre numéro d’accès en ligne qui figure sur la première page de votre dernière déclaration de revenus et le numéro de votre revenu fiscal de référence qui se trouve sur la première page de votre dernier avis d’impôt sur le revenu dans le cadre « Vos références ».

En cas de difficultés ou si vous avez des questions, il est toujours possible de contacter par courriel ou téléphone son centre des finances publiques ou bien de s’y rendre physiquement.

Quand doit-on rendre sa déclaration d’impôt quand on est un particulier ?

La date butoir pour rendre sa déclaration d’impôt sur le revenu varie en fonction du lieu de résidence principale du foyer fiscal. La campagne de déclaration 2026 des revenus 2025 s’ouvre le 9 avril 2026. Les dates limites pour faire sa déclaration de revenus en 2026 sont les suivantes :

  • les contribuables dont la résidence fiscale se situe dans les départements 1 à 19 ont jusqu’au 21 mai 2026 (cette date concerne également les non-résidents) ;
  • les contribuables résidant dans les départements 20 à 54 ont jusqu’au 28 mai 2026 ;
  • les contribuables résidant dans les départements 55 à 976 ont jusqu’au 4 juin 2026.

Les déclarations papier devront elles être envoyées au plus tard le 19 mai 2026.

Impôt sur la fortune immobilière (IFI) 2026 : barème et seuils

banniere Yomoni

L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a été remplacé en 2018 par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Même si, dès 2019, le rétablissement de l’ISF faisait partie des revendications des Gilets jaunes et que les débats sur le projet de loi de finance ont vu un certain nombre de parlementaires plaider en faveur du retour de l’ISF, en 2026, c’est toujours bien l’IFI qui reste d’actualité. Concrètement, les barèmes restent les mêmes que pour l’ISF mais l’assiette ne concerne plus désormais que les biens immobiliers et non les biens mobiliers.

N.B. Les SCPI et OPCI, à la croisée des biens immobiliers et mobiliers, sont eux gardés dans l’assiette taxable.

fiscalite-impot-particulier

Pas de changement donc avec l’IFI, concernant le barème et l’assiette. Les patrimoines immobiliers nets imposables inférieurs à 1,3 millions au 1er janvier 2026 sont exonérés d’IFI. Rappelons que la résidence principale bénéficie d’un abattement de 30 %. Bien que le seuil d’imposition soit fixé à 1 300 001€, le barème de l’IFI s’applique dès 800 000€ de patrimoine.

Le plafonnement global est aussi toujours en vigueur : un contribuable ne peut pas payer plus de 75 % d’impôt sur l’ensemble de ses revenus nets imposables.

Barème de l’IFI 2026

Valeur du patrimoine net imposable Taux d’imposition
0€ à 800 000€ 0 %
800 000€ à 1 300 000€ 0,5 %
1 300 001€ à 2 570 000€ 0,7 %
2 570 001€ à 5 000 000€ 1,00 %
5 000 001€ à 10 000 000€ 1,25 %
10 000 000€ et + 1,5 %
Consultez aussi notre article IFI : comment faire baisser la facture

Barème des droits de succession et donation : quels impôts pour les particuliers qui héritent en 2026 ?

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En 2026, chaque parent bénéficie d’un abattement de 100 000€ par enfant sur les droits de donation et de succession. Cet abattement est réutilisable tous les 15 ans. En outre, chaque enfant peut aussi recevoir des dons familiaux de sommes d’argent, en exonération de droits, jusqu’à 31 865 € de chacun de ses parents, grands-parents et arrière-grands-parents mais aussi oncles et tantes si ces derniers n’ont pas d’enfants. Notez que cette exonération peut se cumuler avec les abattements personnels accordés en fonction du lien de parenté.

Le barème des droits de donation et succession en ligne direct n’a pas changé en 2026.

Barème des droits de donation et succession en ligne direct 2026

Capital à transmettre Taux d’imposition
0€ à 8 072€ 5 %
8 073€ à 12 109€ 10 %
12 110€ à 15 932€ 15 %
15 933€ à 552 324€ 20 %
552 324€ à 902 838€ 30 %
902 839€ à 1 805 677€ 40 %
Au-delà de 1 805 677€ 45 %

En 2026, il est possible de bénéficier d’un abattement supplémentaire de 100 000 euros sur les donations faites aux descendants en ligne directe (enfants, petits-enfants…, voire aux neveux et nièces en l’absence de descendance), si les sommes servent à acquérir un bien neuf ayant le statut de résidence principale (à leur profit ou au profit d’un locataire). Notez que cette exonération s’applique jusqu’à un plafond de 300 000€ par donataire.

Fiscalité des revenus financiers : quels impôts pour mes valeurs mobilières ?


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En 2018, ces revenus ont connu un bouleversement majeur induit par l’application de la flat tax, un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % regroupant impôt et prélèvements sociaux qui s’applique à tous les revenus du patrimoine.

Sont concernés par le PFU, tous les placements produisant des intérêts ou versant des dividendes ainsi que les plus-values de cession de valeurs mobilières.

Rappelons que le PFU est optionnel : « Les contribuables pourront toujours choisir l’imposition au barème, si c’est plus avantageux pour eux » précisait Bruno Le Maire au moment de la mise en place de la flat tax. Notez que la loi de finance 2026 à acté une hausse de la CSG passant de de 9,2 % à 10,6 %. De ce fait, les prélèvements sociaux sont désormais fixés à 18,6 % et la flat tax ou prélèvement forfaitaire unique passe à 31,4 % (sauf rares exceptions).

Que choisir entre flat tax et barème de l’IR + Prélèvements sociaux ?

Seuls les foyers fiscaux non imposés ou dont le taux d’imposition est le plus bas (11 %) auront intérêt à privilégier l’imposition au barème de l’impôt sur le revenu. Pour les autres lorsque l’imposition au barème est associée aux prélèvements sociaux à 18,6 %, on dépasse le PFU fixé lui à 31,4 %.

Attention : si vous renoncez au PFU, ce sera pour l’ensemble de vos revenus de capitaux : plus-values, dividendes et intérêts.

Impôt des particuliers sur les dividendes et obligations

Les revenus des dividendes et des obligations sont concernés par la flat tax. Toutefois, comme nous l’avons souligné, le contribuable a le choix entre une imposition via le PFU à 31,4 % ou l’impôt sur le revenu. S’il choisit la deuxième option, il peut continuer à bénéficier d’un abattement de 40 %, mais pas avec la flat tax.

Impôt des particuliers sur les produits bancaires : livret épargne, compte courant, compte à terme

Les produits bancaires comme les comptes courants rémunérés, livrets épargne ou comptes à terme sont aussi concernés par le PFU de 31,4 %. Là encore, les contribuables qui le souhaitent peuvent choisir de déclarer les revenus de leurs produits bancaires via l’impôt sur le revenu.

À noter que le livret A, le livret de développement durable et solidaire (LDDS), et le livret d’épargne populaire (LEP) ne sont pas fiscalisés.

En revanche, le plan d’épargne logement (PEL) et le compte épargne logement (CEL) sont depuis 2018 soumis à la flat tax (qui reste inchangée à 30 %). C’est le cas de tous les PEL et CEL ouverts à partir du 1er janvier 2018 (les intérêts produits seront imposés au PFU dès la première année) mais le PFU sera aussi appliqué aux intérêts produits après 12 ans des anciens PEL.

Impôt sur plus value mobilière : quelle taxe sur mes gains ?

banniere Corum

Au 1er janvier 2026, il existe deux régimes d’imposition des plus-values de cession sur valeurs mobilières : le régime de droit commun et le régime dérogatoire.

Le PFU permet de bénéficier d’une taxation unique de 31,4 %.

Les contribuables peuvent aussi choisir, en option, d’être fiscalisés au barème progressif de l’impôt sur le revenu pour continuer à bénéficier des abattements en vigueur s’ils ont acquis les titres avant le 1er janvier 2018.

Le régime de droit commun pour l’imposition des plus-values mobilières

La plus-value mobilière est réduite d’un abattement en fonction de la durée de détention des titres puis ajoutée à vos revenus de votre déclaration d’impôt sur le revenu.

Durée de détention Taux abattement
moins de 2 ans 0 %
de 2 à 8 ans 50 %
plus de 8 ans 65 %

Le régime dérogatoire pour l’imposition des plus-values mobilières

Dédié au groupe familial, aux titres souscrits ou acquis dans les 10 ans de leur création ou cédés par des dirigeants prenant leur retraite, le régime dérogatoire se veut incitatif : la plus-value mobilière est réduite d’un abattement majoré en fonction de la durée de détention des titres puis ajoutée à vos revenus de votre déclaration d’impôt sur le revenu.

Durée de détention Taux abattement
moins de 1 an 0 %
de 1 an à moins de 4 ans 50 %
de 4 ans à moins de 8 ans 65 %
au-delà de 8 ans 85 %

Selon l’article 150-0 D ter du CGI, les dirigeants de PME qui vendent les titres de leur entreprise en raison de leur départ en retraite bénéficient en plus d’un abattement spécifique de 500 000 €. La loi de finances 2025 a prorogé le dispositif jusqu’au 31 décembre 2031. Attention cependant, à compter de 2018, le dirigeant optant pour l’impôt sur le revenu ne pourra pas cumuler l’abattement de 500 000 euros et les abattements pour durée de détention. Ainsi, si la plus-value est très importante, le chef d’entreprise aura donc souvent intérêt à opter pour la « flat tax ».

Les prélèvements sociaux de 18,6 % demeurent, dans le régime de droit commun et le régime dérogatoire, dus dès le premier euro. Ils sont en revanche compris dans la taxation à 31,4 % du PFU.

Impôt sur les crypto monnaies : quelle imposition sur les crypto actifs ?

Waltio

Alors que de plus en plus de particuliers français possèdent des crypto monnaies, il ne faut pas oublier que les revenus engendrés avec ce type d’actifs financiers sont aussi imposés. Cependant, les gains ne sont imposés que lorsqu’ils sont convertis dans une monnaie fiat (euro, dollar, livre sterling, franc suisse, etc.), y compris s’ils restent sur la plateforme d’exchange sans bouger.

Les crypto monnaies, comme les autres valeurs mobilières, sont imposées à la flat tax à 31,4 %. Retenez que le contribuable bénéficie toutefois d’un abattement de cession de 305 euros par an.

Attention à bien indiquer le montant de vos plus-values dans la case « Plus ou moins-values sur actifs numériques » de la déclaration de revenus, à laquelle vous devrez joindre le formulaire 2086 fournissant le détail des opérations imposables.

Tableau récapitulatif du taux de la flat tax par produit financier

Placement Taux de flat tax
Assurance vie 30 %
PELCEL 30 %
Livret bancaire fiscalisé 31,4 %
CAT 31,4 %
Crypto monnaies 31,4 %
PER 31,4 %
PEA Exonération d’impôt et taxation à 18,6 % de PS
CTO 31,4 %

Impôt sur les revenus fonciers : comment ça fonctionne en 2026

Les revenus fonciers correspondent aux revenus tirés des loyers par les propriétaires bailleurs. Si vous êtes propriétaire d’un investissement locatif, vous devrez donc payer des impôts sur ces revenus. Attention, les revenus issus d’un investissement dans la pierre papier via une SCI par exemple sont aussi concernés. Le régime d’imposition dépend à la fois du type de location (meublée ou nue) et du montant de vos recettes locatives.

Imposition des revenus fonciers issus d’une location nue

Deux régimes existent : le régime réel et le régime micro-foncier.

Le régime micro-foncier

Accessible seulement si vos revenus fonciers sont inférieurs à 15 000 euros par an, il permet de bénéficier d’un abattement forfaitaire de 30 % sur vos recettes. En contrepartie, aucune déduction de charges n’est possible.

Le régime réel

Il est obligatoire dès lors que vos revenus fonciers sont supérieurs à 15 000 euros par an mais, même en-dessous de ce seuil, vous pouvez choisir ce régime. Dans ce cas, il n’y a pas d’abattement forfaitaire et c’est au contribuable qu’il revient de déterminer le montant de son revenu foncier net imposable en déduisant de ses recettes ses charges foncières supportées dans l’année.

Peuvent donc être déduits de ces revenus :

  • les frais de gestion, de garde et de procédure ;
  • les dépenses d’entretien et de réparation ;
  • les dépenses d’amélioration ;
  • les dépenses acquittées pour le compte des locataires et restant définitivement à la charge des propriétaires ;
  • les provisions pour charges de copropriété ;
  • les primes d’assurance ;
  • les impôts et taxes ;
  • les intérêts d’emprunt ;
  • les indemnités d’éviction et frais de relogement.

Est soumis au barème de l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, le montant correspondant à la différence entre le montant des loyers et les charges et amortissements déductibles.

Attention à bien conserver tous vos justificatifs de paiement qui seront à présenter dans le cadre d’un éventuel contrôle fiscal.

Imposition des revenus fonciers issus d’une location meublée

Pour les propriétaires ayant le statut de Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP), le régime d’imposition varie.

Le régime micro-bic

Accessible seulement si vos revenus fonciers sont inférieurs à 77 700 euros par an, il permet de bénéficier d’un abattement forfaitaire de 50 % sur vos recettes. En contrepartie, aucune déduction de charges n’est possible.

Le régime réel

Il est obligatoire dès lors que vos revenus fonciers sont supérieurs à 77 700 euros par an mais, même en-dessous de ce seuil, vous pouvez choisir ce régime. Dans ce cas, il n’y a pas d’abattement forfaitaire et c’est au contribuable qu’il revient de déterminer le montant de son revenu foncier net imposable en déduisant de ses recettes ses charges foncières supportées dans l’année.

Peuvent donc être déduits de ces revenus :

  • les frais d’acquisition (droits d’enregistrement) et frais de notaire lorsque la location meublée débute l’année de l’acquisition du bien ;
  • les intérêts d’éventuels emprunts et frais de dossiers ;
  • les travaux d’entretien et de réparation courants ;
  • la taxe foncière ;
  • les factures de petit équipement (vaisselle, petits électro-ménagers, décoration, linge, etc.) ;
  • les honoraires de gestion ;
  • les frais d’assurance ;
  • les frais de tenue de comptabilité (honoraires de l’expert-comptable par exemple) ;
  • les frais de procédure en cas de litige avec un locataire ;
  • les abonnements et consommation (électricité, Internet, téléphone) dès lors qu’ils sont inclus dans le loyer.

Ce régime permet également d’amortir le logement, le matériel, le mobilier et les gros travaux (autre que travaux d’entretien et de réparation).

Là encore, sera soumis au barème de l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, le montant correspondant à la différence entre le montant des loyers et les charges et amortissements déductibles.

Veillez également à bien conserver toutes vos factures qui serviront de justificatifs dans le cas d’un éventuel contrôle fiscal.

Depuis la loi de finance 2025, les amortissements ayant permis de réduire les revenus locatifs doivent être pris en compte dans le calcul de la plus-value, ce qui va accroître la plus-value taxable à la sortie. Les résidences services senior et étudiantes sont cependant exclues de cette mesure.

Plus value immobilière : quels impôts pour les particuliers qui revendent un bien immobilier ?

En 2026, les plus-values de cession de valeurs immobilières sont toujours taxées au taux de 19 % pour l’impôt sur le revenu auquel il faut rajouter 17,2 % de prélèvements sociaux, soit un taux global de 36,2 %. Notez que pour les revenus 2026 (déclaration en 2027), les prélèvements sociaux passeront à 18,6 %.

Il existe un abattement pour durée de détention à partir de la 6ème année pour une exonération totale de l’impôt de plus-values pour les cessions de biens immobiliers détenus depuis plus de 22 ans. En matière de prélèvements sociaux, il existe également un abattement pour durée de détention à partir de la 6ème année pour une exonération totale pour les biens détenus depuis plus de 30 ans. Le plan de relance du logement prévoit également un abattement exceptionnel de 30 % sur la plus value des terrains à bâtir.

Depuis 2013, il existe en parallèle une surtaxe sur les plus-values dépassant 50 000€ dont le taux varie de 2 % à 6 % selon le montant de la plus-value réalisée.

La résidence principale reste exonérée de l’impôt de plus-values. Notez que si vous n’êtes pas propriétaire de votre résidence principale et que vous utilisez le produit de la vente d’un bien immobilier pour l’acheter dans un délai de deux ans, vous pouvez bénéficier d’une exonération pour la partie réinvestie.

Pour finir, les niches fiscales, bien que le mouvement des Gilets jaunes ait demandé leur abolition, n’ont pas été touchées par les lois de finance successives qui ont été votées depuis et leur plafond demeure fixé à 10 000 euros.

FAQ Fiscalité 2026 : barème, seuils et régimes d’imposition

En France, on commence à payer l’impôt dès que le revenu imposable dépasse la limite de la première tranche du barème, qui est taxée à 0 %. En-dessous de ce seuil, il n’y a pas d’impôt à payer.
Le montant exact varie selon la situation familiale, car le revenu est divisé par le nombre de parts du foyer fiscal. Ainsi, le seuil d’imposition dépend à la fois du revenu net imposable, du quotient familial et des réductions éventuelles (décote, charges déductibles, crédits d’impôt).

Un contribuable est imposé à l’IFI ou Impôt sur la Fortune Immobilière dès lors que son patrimoine immobilier dépasse les 1,3 millions d’euros. Il existe cependant des abattements comme l’abattement de 30 % de la valeur de la résidence principale à prendre en compte dans le calcul de l’assiette taxable.

Les revenus mobiliers sont taxés au prélèvement forfaitaire unique ou flat tax qui s’élève à 31,4 % (rares exceptions à 30 %). Le contribuable peut aussi choisir d’être taxé au montant du barème de l’impôt sur le revenu et devra dans ce cas s’acquitter en plus de 18,6 % de prélèvements sociaux. Les revenus fonciers sont eux taxés au montant du barème de l’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux. Le propriétaire peut néanmoins bénéficier d’un abattement forfaitaire ou déduire ses charges foncières.

Pour calculer votre taux d’imposition, vous devrez additionner l’ensemble des revenus de votre foyer fiscal puis le diviser par le nombre de parts du foyer fiscal. Vous obtiendrez alors votre taux marginal d’imposition. Attention, la réduction d’impôt obtenue grâce aux parts de vos enfants est plafonnée. Gardez bien à l’esprit également que l’impôt est progressif et que la tranche marginale d’imposition ne concerne pas l’ensemble des revenus.

L’impôt sur le revenu (IR) est calculé selon un barème progressif par tranches, qui dépend du niveau de revenus du foyer fiscal et de sa composition. Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax, applique au contraire un taux fixe de 31,4 % (12,8 % d’impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux) sur les revenus du capital : dividendes, intérêts, plus-values mobilières.
La différence essentielle est donc le mode d’imposition : l’IR varie selon les revenus, tandis que le PFU reste identique pour tous. Le contribuable peut choisir l’imposition au barème de l’IR si celle-ci lui est plus favorable.

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