Bien choisir son contrat d’assurance-vie

Le 28 mai 2010

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On entend souvent dire qu’il ne faut pas mettre plus de 30% de son patrimoine en assurance-vie, mais en réalité tout dépend de la taille de votre patrimoine, de votre âge et de vos objectifs de placement.

La première étape de votre entrée dans le monde de l’assurance vie, c’est tout d’abord de définir votre projet : horizon d’investissement, part de votre capital que vous souhaitez vous investir, et fréquence des versements.

Choisir son support

Le choix du support sur lequel les fonds seront investis est très important, car c’est ce qui détermine le risque et la rentabilité de l’épargne. Trois types de support existent :

Contrat investi sur des fonds en euros

Ce type de contrat garantit votre épargne car les investissements sont principalement des obligations d’Etat. En revanche, la rentabilité est peu élevée (taux moyen des emprunts d’Etat). La prime et les garanties sont exprimées en euros.

Contrat en unités de comptes

Les contrats en unités de comptes sont composés de fonds ou de supports d’investissement comme les Sicav, les FCP ou les sociétés civiles immobilières. Si ce type de contrat offre une meilleure rentabilité, il est plus risqué. En cas de chute de la Bourse, l’assuré peut beaucoup perdre ; l’assureur ne s’engage que sur un nombre d’unités de compte et n’en garantit pas la valeur, qui dépend du marché.

Contrat multisupport

Les contrats d’assurance-vie multisupports sont composés à la fois de fonds en euros et d’unités de compte. La part de l’épargne investie sur l’un ou l’autre des supports est variable selon l’objectif du souscripteur.

Contrat collectif ou contrat individuel ?

Un contrat collectif est une opération conclue entre un assureur et une personne morale, généralement une association, auquel l’assuré adhère. Toute modification du contrat est conclue entre l’assureur et le souscripteur uniquement ; l’assuré n’a pas autorité sur le contrat. Le souscripteur est cependant tenu de tenir informés les adhérents d’éventuelles modifications apportées à leurs droits au moins trois mois avant leur entrée en vigueur. Si l’adhérent n’accepte pas la modification, il se voit alors obligé de mettre un terme au contrat.

Un contrat d’assurance vie individuel est directement conclu entre l’assureur et l’assuré. Il ne peut être modifié qu’avec l’accord de l’assuré. C’est le type de contrat le plus courant.

Les points à étudier avant de choisir un contrat d’assurance-vie

Trois points sont essentiels : la rentabilité (c’est-à-dire la rémunération offerte par les supports disponibles au sein du contrat), le risque des différents supports et votre horizon de placement.

En effet, si vous pensez avoir besoin d’une partie ou de la totalité de votre capital investi dans les 8 prochaines années, l’assurance-vie ne sera probablement pas la solution la plus fiscalement avantageuse.

La rentabilité dépendra du type de support choisi : un fonds en euros affichera un rendement compris entre 3,5% et 4,80% en 2009.

Avec les unités de comptes ou multisupport, le risque est plus élevé, et donc le rendement proportionnellement plus important. En 2009, les personnes qui ont investi dans des fonds de valeurs françaises via une assurance vie ont gagné 20% en moyenne.

Tout comme pour la rentabilité, le futur assuré ne doit pas se laisser influencer par la performance affichée et doit s’assurer de plusieurs choses :

Vérifier ses performances sur le moyen et long terme

La performance doit être stable sur plusieurs exercices consécutifs, en gardant à l’esprit que l’historique des performances n’est pas une garantie des performances futures.

Calculer le coût réel de la souscription

Les frais diminuent parfois considérablement la performance brute. Il est donc inutile de se précipiter sur une assurance-vie à performance spectaculaire si elle est soumise aux frais annexes les plus élevés.

Les frais à la loupe

Frais de gestion

Les frais de gestion varient entre 0,6% et 1% selon le type de support choisi et sont prélevés chaque année sur le montant total du capital géré. Les performances nettes moyennes affichées par les assureurs prennent en compte ces frais, la plupart du temps.

Frais d’entrée

Les frais d’entrée varient entre 2 et 3% du capital investi est le maximum à payer pour les frais d’entrée, sans compter qu’ils sont souvent négociables. Beaucoup de contrats d’assurance-vie en ligne sont franco de frais d’entrée.

Le montant des frais d’entrée ne doit pas être déterminant dans le choix d’une assurance-vie ; sur le long terme, les frais s’estomperont et mieux vaut un contrat performant à frais d’entrée élevés que l’inverse.

Frais d’arbitrage

Les frais d’arbitrage prélevés sont prélevés quand le souscripteur passe d’un support à un autre dans la même assurance-vie. Ils ne concernent que les contrats multi-supports et coûtent entre 0,25 et 1% du montant total, ce qui devient vite exorbitant pour un petit capital.

Frais de rachat

Certains assureurs pénalisent les souscripteurs qui souhaitent racheter leur contrat, entraînant ainsi la clôture de leur compte. Généralement, les frais de rachat sont supérieurs aux frais d’arbitrage.

Frais perçus sur les versements périodiques

Ces frais sont déduits périodiquement de chaque épargne effectuée. S’ils sont plus pratiques que les versements ponctuels, souvent d’un montant plus élevé, ils coûtent aussi plus cher : entre 4 et 6% mensuellement. Toutefois, la plupart des contrats d’assurance-vie en ligne n’imposent pas ce genre de frais, offrant donc un meilleur rendement de votre épargne.

Distribution de bénéfices

Veillez à sortir du fond au bon moment : sur les fonds en euros, la distribution des bénéfices a lieu en général au 31 décembre et le taux de rendement définitif est connu courant janvier.

Si vous avez procédé à un rachat total de votre contrat ou que votre adhésion n’est plus valide, le reversement de vos bénéfices sera calculé au prorata temporis. A noter : les bons contrats d’assurance-vie ne pénalisent pas les retraits partiels.

En conclusion

Préférez un établissement renommé

Mieux vaut choisir une assurance-vie qui a fait ses preuves, même si la performance est légèrement inférieure que chez un autre, nouveau ou inconnu. N’investissez chez ce dernier qu’une petite partie de votre capital.

Définissez vos besoins en matière de conseil

Si vous souhaitez des conseils en investissement, vérifiez que votre assureur pourra vous guider. Si vous voulez gérer votre contrat par Internet, assurez vous que votre contrat le permet.

Décortiquez les contrats qui vous intéressent

Si votre objectif est d’investir sur 3 à 4 fonds différents, un contrat vous proposant 500 fonds sera superflu. Il est important que le contrat propre plusieurs gestionnaires de fonds, afin de limiter les risques.

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